Isaïe
IntroductionIsaïe 3
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Le Seigneur, le SEIGNEUR des armées, va retirer à Juda et Jérusalem les ressources et les soutiens qui permettent à la société de tenir.
Disparaîtront alors soldats, juges, prophètes, anciens et autres figures d’autorité.
Même les cadres intermédiaires, conseillers, artisans experts et spécialistes des savoirs secrets seront retirés.
La communauté sera livrée à des dirigeants immatures et inexpérimentés.
Le désordre gagnera toute la société : chacun opprimera son prochain, le jeune méprisera l’ancien et les hiérarchies habituelles s’effondreront.
On en viendra à vouloir faire chef de quelqu’un simplement parce qu’il possède encore un manteau.
Mais même celui-là refusera : « Je n’ai ni nourriture ni ressources ; ne faites pas de moi le réparateur d’une société en ruine. »
Jérusalem chancelle et Juda tombe parce que ses paroles et ses actes défient ouvertement le SEIGNEUR.
Leur faute est devenue si visible qu’elle témoigne contre eux ; ils l’affichent au lieu de la cacher et préparent eux-mêmes leur malheur.
Au juste, en revanche, dites qu’il récoltera le fruit du bien qu’il a fait.
Le méchant récoltera lui aussi ce que ses propres mains ont produit, mais sous forme de malheur.
Le texte décrit le désordre social de son époque avec des images de dirigeants immatures et de renversement des hiérarchies ; il ne constitue pas une règle générale sur la capacité des femmes à gouverner.
Le SEIGNEUR se lève comme dans un tribunal pour plaider et juger.
Il accuse directement les anciens et les dirigeants : « C’est vous qui avez ravagé la vigne ; les biens pris aux pauvres remplissent vos maisons.
De quel droit écrasez-vous mon peuple et broyez-vous le visage des pauvres ? »
Le jugement vise aussi les femmes privilégiées de Sion, décrites dans le langage social de l’époque comme hautaines et absorbées par leur apparence et leur statut.
Leur prestige sera renversé en humiliation publique.
Les parures des chevilles, bandeaux et ornements en croissant leur seront retirés.
Les pendants, bracelets et voiles disparaîtront également.
Il en ira de même des coiffures, chaînettes, ceintures, parfums et amulettes.
Les bagues et anneaux de nez feront partie de cette dépossession.
Les vêtements de fête, manteaux, châles et sacs précieux seront retirés.
Même les miroirs, textiles fins, turbans et grands voiles disparaîtront.
Le poème inverse alors chaque signe de luxe : parfum remplacé par pourriture, ceinture par corde, coiffure par calvitie, vêtement précieux par vêtement de deuil.
Les hommes de la ville tomberont à la guerre.
Les portes de Jérusalem porteront le deuil et Sion, dépouillée, sera figurée assise à même le sol.