Genèse
IntroductionGenèse 2
Nuances du texte source · restitution Déployée
Ainsi furent achevés les cieux et la terre, avec toute leur armée [tsava : ensemble ordonné, multitude, tout ce qui les peuple].
Au septième jour, Dieu acheva l’œuvre qu’il avait faite [certains témoins anciens lisent « au sixième jour »], et il cessa [shavat : cesser, s’arrêter ; d’où « sabbat »] au septième jour toute son œuvre.
Dieu bénit le septième jour et le sanctifia [le mit à part], car en lui il avait cessé toute son œuvre que Dieu avait créée pour faire [formule hébraïque dense : « créée en la faisant »].
Voici les générations [toledot : engendrements, histoire issue de] des cieux et de la terre lorsqu’ils furent créés, au jour où le SEIGNEUR [YHWH] Dieu fit terre et cieux.
Aucun buisson des champs n’était encore sur la terre et aucune herbe des champs n’avait germé, car le SEIGNEUR [YHWH] Dieu n’avait pas fait pleuvoir et il n’y avait pas d’humain [adam] pour travailler le sol [adamah : jeu de mots adam/adamah].
Mais un flot [héb. ed : sens incertain ; brume, source ou flux souterrain] montait de la terre et arrosait toute la surface du sol.
Le SEIGNEUR [YHWH] Dieu façonna l’humain [adam] avec la poussière du sol [adamah] ; il souffla dans ses narines un souffle de vie, et l’humain devint un être vivant [nefesh ḥayyah : non « reçut une âme », mais « devint un être vivant »].
Le SEIGNEUR [YHWH] Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient [ou : depuis l’Orient, dès l’origine], et il y plaça l’humain qu’il avait façonné.
Le SEIGNEUR [YHWH] Dieu fit pousser du sol tout arbre désirable à la vue et bon à manger, ainsi que l’arbre de la vie au milieu du jardin et l’arbre de la connaissance [daat : connaissance, discernement] du bien et du mal.
Un fleuve sortait d’Éden pour arroser le jardin ; de là il se séparait et devenait quatre bras [litt. : quatre têtes].
Le nom du premier est Pishôn ; il entoure tout le pays de Havila, où se trouve l’or.
L’or de ce pays est bon ; là se trouvent le bdellium [résine aromatique, identification discutée] et la pierre d’onyx [identification minéralogique incertaine].
Le nom du deuxième fleuve est Guihôn ; il entoure tout le pays de Koush [identification géographique discutée].
Le nom du troisième fleuve est le Tigre [héb. Hiddeqel] ; il va à l’est d’Assour. Le quatrième fleuve est l’Euphrate [Perat].
Le SEIGNEUR [YHWH] Dieu prit l’humain et le déposa dans le jardin d’Éden pour le travailler [avad : servir, cultiver] et le garder [shamar : garder, préserver, veiller sur].
Le SEIGNEUR [YHWH] Dieu donna cet ordre à l’humain : « De tout arbre du jardin, tu peux manger à satiété [héb. infinitif + verbe : « manger, tu mangeras »] ;
mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas, car au jour où tu en mangeras, tu mourras certainement [héb. « mourir, tu mourras », formule d’intensification]. »
Le SEIGNEUR [YHWH] Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’humain soit seul. Je lui ferai une aide qui lui corresponde [ezer kenegdo : une aide en face de lui, son vis-à-vis, son répondant]. »
Le SEIGNEUR [YHWH] Dieu façonna du sol toute bête des champs et tout oiseau des cieux ; il les amena à l’humain pour voir comment il les appellerait. Tout ce que l’humain appellerait chaque être vivant [nefesh ḥayyah], ce serait son nom.
L’humain donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux des cieux et à toute bête des champs ; mais pour l’humain, il ne se trouva pas d’aide qui lui corresponde [son vis-à-vis].
Le SEIGNEUR [YHWH] Dieu fit tomber une profonde torpeur sur l’humain ; il prit l’un de ses côtés [tsela : côte ou côté ; le mot désigne souvent le côté d’un édifice] et referma la chair à sa place.
Le SEIGNEUR [YHWH] Dieu bâtit [banah : construire] en femme le côté qu’il avait pris de l’humain, et il l’amena vers l’humain.
Et l’humain dit : « Cette fois, c’est l’os de mes os et la chair de ma chair ! Celle-ci sera appelée Femme [ishshah], car de l’Homme [ish] elle a été prise. » [Jeu sonore ish/ishshah.]
C’est pourquoi un homme quittera son père et sa mère, s’attachera [davaq : adhérer, rester uni] à sa femme, et ils deviendront une seule chair.
Ils étaient tous deux nus [arummim], l’humain et sa femme, et ils n’avaient pas honte.