Ézéchiel

Introduction

Ézéchiel 32

Analyse du texte source · restitution Philologique

La date appartient au système chronologique propre au livre d’Ézéchiel.

Tannîn peut désigner grand reptile, crocodile, dragon ou monstre marin ; dans le contexte égyptien, l’imagerie fluviale est décisive.

Ḥerem : filet ou senne de pêche ; le même champ métaphorique apparaît en Éz 29.

La scène rappelle le jugement de Gog en Éz 39,4.

Ramûteka, litt. « ta hauteur », peut évoquer masse, cadavre imposant ou grandeur abattue.

Tsafatkha est rare ; le sens général est celui d’un débordement ou écoulement sanglant.

Kabbotkha : éteindre, comme une lampe. L’image cosmique sert à exprimer la fin d’une puissance politique.

Me’orei ’or est une expression redondante emphatique : luminaires de lumière.

Hik‘is peut signifier irriter, troubler ou provoquer profondément.

Sa‘ar désigne un frisson d’horreur ; la répétition renforce l’effet de terreur.

Après l’imagerie cosmique, le texte identifie la puissance militaire concrète du jugement.

‘Aritsei goyim : terribles/violents des nations, expression fréquente chez Ézéchiel.

Dalaḥ : troubler, rendre boueux, repris du v.2 où Pharaon lui-même troublait les eaux.

Shaqa‘ peut signifier faire reposer, laisser décanter ou enfoncer ; l’image de l’huile évoque lenteur et calme.

Melo’ah : sa plénitude, tout ce qui la remplit.

Qonen est le verbe technique pour entonner une lamentation funèbre.

La douzième année, le quinzième du mois, la parole de YHWH me fut adressée, disant :

Erets taḥtiyyot : « pays des profondeurs / terre inférieure » ; bor : fosse, terme fréquent pour le séjour des morts.

Ne‘amta : être agréable, beau, séduisant ; la question est rhétorique et humiliante.

Le féminin renvoie à l’Égypte personnifiée ; mashkhu peut signifier tirer, traîner, entraîner.

She’ol est conservé en Philologique comme terme hébreu du séjour des morts, sans l’identifier automatiquement à une notion chrétienne ultérieure.

Ashur désigne l’Assyrie ; l’empire autrefois dominant est désormais localisé parmi les morts.

Ḥittit : terreur, effroi imposé par une puissance militaire.

Élam désigne une puissance située à l’est de la Babylonie ; l’oracle ne dépend pas d’une chronologie impériale exhaustive.

Mishkav : couche, lit ; ici euphémisme funéraire pour l’emplacement dans la mort.

Méshek et Toubal sont ici des peuples/pouvoirs anatoliens ou septentrionaux du monde ancien, sans identification moderne forcée.

Le verset est difficile : il semble évoquer des sépultures guerrières honorifiques, refusées ici à Méshek et Toubal.

Le pronom emphatique rattache explicitement Pharaon à la série précédente.

La force passée n’offre aucune exemption au sort commun décrit par la lamentation.

Là sont tous les princes du Nord et tous les Sidoniens ; ils sont descendus avec les transpercés, honteux malgré la terreur de leur puissance. Ils se sont couchés incirconcis avec les transpercés par l’épée, et ils ont porté leur honte avec ceux qui descendent dans la fosse.

Niḥam peut signifier se consoler ou trouver un soulagement ; ici la consolation vient du partage du même destin par d’autres puissances.

Le ketiv/qere porte sur « ma/sa terreur » selon les témoins ; le MT reçu donne ici une forte clôture théologique avec la terreur attribuée à YHWH.

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