Ézéchiel
IntroductionÉzéchiel 33
Analyse du texte source · restitution Philologique
Formule prophétique standard.
Tsofeh : guetteur, sentinelle chargée de surveiller l’approche d’un danger.
Shofar : cor utilisé ici comme signal d’alarme.
Damav berosho : « son sang sera sur sa tête », idiome de responsabilité personnelle.
Nefesh signifie ici vie/personne.
Darash dam miyad : demander compte du sang à quelqu’un.
La mission prophétique dépend d’abord de l’écoute de la parole divine.
Mot tamut : infinitif absolu + verbe, « tu mourras certainement ».
La répétition de shuv, revenir/se détourner, annonce le thème du repentir au v.11.
Namaq : dépérir, se consumer, se décomposer sous le poids de la faute.
Le serment divin et la double injonction shuvu shuvu donnent au verset une force exceptionnelle.
Le verset condense la théologie de responsabilité déjà développée au chapitre 18.
Bataḥ ‘al-tsidqato : se confier dans sa propre justice.
Le v.15 précisera concrètement ce que signifie cette conversion.
Ḥuqqot haḥayyim : prescriptions de vie, règles qui conduisent à la vie.
Lo tizakarnah : ils ne seront pas rappelés/tenus en compte.
Yittakhen : être mesuré, réglé, juste, conforme.
La formulation résume le principe du v.13.
Le parallélisme exact avec le v.18 est volontaire.
La formule ’ish kidrakhav individualise le jugement.
Hukketa ha‘ir : « la ville a été frappée », c’est-à-dire prise/détruite.
Le mutisme d’Ézéchiel est levé au moment où la catastrophe annoncée devient réalité.
Formule prophétique de transition.
Le raisonnement repose sur une comparaison quantitative erronée avec Abraham.
‘Al-haddam tokhelu fait probablement référence à la consommation de viande non vidée de son sang, interdite rituellement.
‘Amadtem ‘al-ḥarbekhem : « vous vous tenez sur votre épée », image d’une confiance dans la violence armée.
La formule de serment « vivant moi » rend la sentence certaine.
Ge’on ‘uzzah : orgueil de sa puissance, probablement fierté nationale ou militaire.
La formule reprend le vocabulaire d’Ézéchiel 35.
Nidbarim bekha peut signifier parler de toi ou parler à ton sujet.
‘Agavim peut désigner paroles d’amour, charme ou sensualité ; betsa‘ : gain injuste, profit intéressé.
Le verset est une critique remarquable de l’écoute religieuse transformée en divertissement.
Le féminin « elle vient » renvoie probablement à la parole/événement annoncé.