Ézéchiel
IntroductionÉzéchiel 21
Analyse du texte source · restitution Philologique
Dans plusieurs Bibles anglophones, Éz 21,1–5 correspond à 20,45–49 ; la présente numérotation suit le découpage hébraïque/catholique du chantier.
Teyman, darom et negev désignent tous le sud avec des nuances lexicales différentes ; la répétition est rhétorique.
Lahavet shalhevet : expression intensive, « flamme de flamme / flamme ardente ». « Visages » signifie ici surface/personnes exposées au feu.
Kol basar : toute chair, c.-à-d. tous les humains/êtres concernés.
Memashshel meshalim : « celui qui énonce des mashal », paraboles, proverbes ou comparaisons.
Début de l’explication non figurée de l’oracle précédent.
Hattef : faire goutter/couler, idiome prophétique pour prononcer l’oracle.
La tension avec Éz 18 est littéraire : ici il s’agit des effets historiques indiscriminés de la guerre, non d’un jugement moral identique de chaque individu.
Le parfait peut exprimer ici la décision prophétique déjà arrêtée.
L’image du fourreau prépare le développement poétique de l’épée aux vv.14–22.
Shivron motnayim : rupture des reins, image de force physique brisée ou douleur extrême.
Kol birkayim telekhnah mayim : litt. « tous les genoux iront en eau », idiome de panique extrême, parfois associé à perte de contrôle corporel.
Nouvelle unité poétique centrée sur l’épée.
Ḥerev ḥerev : répétition emphatique. Marutah : polie, rendue brillante.
La clause ses shevet beni mo’eset kol-‘ets est l’une des difficultés du chapitre. Le « sceptre » peut symboliser la dynastie royale ; le texte est conservé sans harmonisation conjecturale.
Le sujet de wayyitten peut rester implicite ; l’important est le passage de l’arme préparée à la main de son utilisateur.
Megure el-ḥerev est difficile ; le contexte favorise l’idée d’être livrés/abandonnés à l’épée.
Ki voḥan umah im-gam shevet mo’eset lo yihyeh : formulation elliptique et controversée. Toute traduction doit rester prudente.
Tikkafel ḥerev shelishitah est difficile : « que l’épée soit doublée, une troisième fois ». Haḥoderet peut signifier entourer/pénétrer.
’Ivḥat ḥerev et me‘utah sont difficiles. Le contexte assure surtout l’image d’une épée brillante, préparée et postée aux accès.
Hit’aḥadi / heymíni / hasimi / hasmili : série d’impératifs difficiles. Le sens général est l’orientation de l’épée vers toutes les directions assignées.
Haniḥoti ḥamati : faire reposer/assouvir la fureur, c.-à-d. la conduire à son terme.
Nouvelle unité narrative-prophétique.
Yad peut désigner une « main » ou un monument/indicateur ; bare’ : tailler/créer. Le sens topographique d’un panneau au carrefour est probable.
Rabbat bene-‘Ammon : Rabba des Ammonites, l’actuelle Amman.
Qilqel baḥitsim : probablement mélanger/secouer des flèches marquées. L’hépatoscopie, examen du foie, est bien attestée en Mésopotamie.
Karim : béliers de siège dans ce contexte. Dayeq : ouvrage de siège/retranchement.
Shevu‘e shevu‘ot : « jurés de serments / serments jurés ». Le lien exact entre les serments et le caractère supposé faux du présage est débattu.
Bakkaf tittafesu : « vous serez saisis dans la paume/main », image de capture certaine.
Ḥalal peut signifier transpercé ou profané ; le contexte royal et judiciaire permet les deux nuances.
Mitsnefet : turban/tiare ; ‘atarah : couronne. Zot lo-zot est elliptique : « ceci ne sera plus ceci / rien ne restera tel quel ».
‘Ad bo asher-lo hammishpat : « jusqu’à ce que vienne celui à qui appartient le droit/jugement ». L’écho possible à Gn 49,10 relève de l’exégèse, non de la traduction elle-même.
Lehakil est difficile ici : contenir, achever ou dévorer selon les analyses. Le contexte assure la préparation meurtrière de l’épée.
Quand on a pour toi des visions de vanité et des divinations mensongères, afin de te placer sur les cous des transpercés méchants dont le jour est venu, au temps de l’iniquité de la fin.
Mekhurayikh : pays de naissance/origines.
Bo‘arim peut signifier brûlants/brutaux ; ḥarashe mashḥit : artisans de destruction.
Tu seras nourriture pour le feu ; ton sang sera au milieu du pays ; tu ne seras plus rappelée, car moi, YHWH, j’ai parlé.