Deutéronome
IntroductionDeutéronome 32
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Cieux, prêtez l’oreille pendant que je parle ; terre, écoute les paroles de ma bouche.
Que mon enseignement tombe comme la pluie et que ma parole descende comme la rosée, comme une ondée qui nourrit la verdure et une averse qui abreuve l’herbe.
Je vais proclamer le nom du SEIGNEUR ; reconnaissez la grandeur de notre Dieu.
Il est le Rocher : son œuvre est parfaite, toutes ses voies sont justes. Il est le Dieu fidèle, sans injustice, juste et droit.
Mais une génération tortueuse s’est corrompue et ne se comporte plus comme ses fils ; sa propre tare manifeste sa perversité.
Est-ce ainsi que vous répondez au SEIGNEUR, peuple insensé ? N’est-il pas votre père, celui qui vous a acquis, faits et établis ?
Souviens-toi des jours anciens. Interroge les générations passées ; demande à ton père et aux anciens, ils te raconteront.
Quand le Très-Haut répartit les nations et sépara les fils d’Adam, il fixa leurs frontières selon le nombre des fils d’Israël, conformément au texte massorétique retenu ici.
Car la part du SEIGNEUR, c’est son peuple ; Jacob est le lot de son héritage.
Il l’a trouvé dans le désert, au milieu d’une solitude de hurlements. Il l’a entouré, instruit et gardé comme la prunelle de son œil.
Comme un grand oiseau réveille son nid, plane au-dessus de ses petits, déploie ses ailes, les prend et les porte,
ainsi le SEIGNEUR seul a conduit Israël ; aucun dieu étranger n’était avec lui.
Il lui a donné les hauteurs du pays et les produits des champs, le miel du rocher et l’huile du roc le plus dur.
Il lui a donné l’abondance du lait, des troupeaux, du meilleur blé et le vin, poétiquement appelé « sang de la grappe ».
Mais Yeshouroun s’est engraissé et s’est rebellé : dans l’abondance, Israël a abandonné le Dieu qui l’avait fait et méprisé le Rocher de son salut.
Ils ont provoqué sa jalousie par des dieux étrangers et sa colère par des pratiques abominables.
Ils ont sacrifié à des puissances démoniaques qui ne sont pas Dieu, à des divinités nouvelles et inconnues de leurs pères.
Tu as oublié le Rocher qui t’a donné naissance et négligé le Dieu qui t’a engendré.
Le SEIGNEUR a vu cela et a rejeté ses fils et ses filles, irrité par leur conduite.
Il a dit : Je leur cacherai ma face et verrai quelle sera leur fin, car c’est une génération perverse, sans fidélité.
Ils ont provoqué ma jalousie par ce qui n’est pas Dieu ; moi, je provoquerai la leur par ce qui n’est pas un peuple, par une nation insensée.
Ma colère est comparée à un feu qui descend jusque dans les profondeurs, dévore la terre et embrase les fondements des montagnes.
J’accumulerai sur eux les malheurs et épuiserai contre eux mes flèches.
La faim, la fièvre, les fléaux, les bêtes sauvages et le venin des reptiles les consumeront.
Au-dehors l’épée prendra les vies, au-dedans régnera l’épouvante, touchant jeunes, vieillards et nourrissons.
J’aurais pu décider de les disperser complètement et d’effacer leur souvenir parmi les humains,
si je ne voulais éviter que l’ennemi se méprenne et attribue sa victoire à sa propre force au lieu de reconnaître l’action du SEIGNEUR.
Car cette nation a perdu tout conseil et ne comprend rien.
Si elle était sage, elle discernerait le sens de ces événements et comprendrait quelle fin l’attend.
Comment un seul pourrait-il en poursuivre mille et deux en faire fuir dix mille si leur Rocher ne les avait livrés ?
Car le rocher auquel nos ennemis se confient n’est pas comme notre Rocher ; eux-mêmes pourraient en témoigner.
Leur vigne ressemble à celle de Sodome et aux champs de Gomorrhe : ses raisins sont empoisonnés et ses grappes amères.
Leur vin est comparé à un venin de monstres et à un poison cruel de vipères.
Tout cela est conservé auprès de moi, scellé dans mes réserves.
À moi appartiennent la vengeance et la rétribution, au moment où leur pied chancellera ; le jour de leur ruine approche rapidement.
Mais le SEIGNEUR fera justice à son peuple et aura compassion de ses serviteurs lorsqu’il verra que toute force humaine a disparu.
Alors il demandera : Où sont les dieux auxquels vous cherchiez refuge ?
Où sont ceux qui recevaient vos sacrifices et vos libations ? Qu’ils se lèvent donc pour vous secourir et devenir votre protection.
Voyez maintenant : moi seul, je suis lui, et il n’y a pas de dieu avec moi. Je fais mourir et je fais vivre ; je frappe et je guéris, et personne ne délivre de ma main.
Je lève ma main vers le ciel et j’atteste que je vis pour toujours.
Lorsque mon jugement se mettra en œuvre, je rendrai à mes adversaires et à ceux qui me haïssent la rétribution annoncée.
Le cantique poursuit par des images guerrières violentes : flèches ivres de sang et épée dévorant la chair des morts, des captifs et des chefs ennemis.
Nations, réjouissez-vous avec son peuple : le SEIGNEUR vengera le sang de ses serviteurs, rendra justice à ses adversaires et fera expiation pour sa terre et son peuple.
Moïse prononça toutes les paroles de ce cantique devant le peuple, avec Josué, fils de Noun.
Lorsqu’il eut achevé de les dire à tout Israël,
il leur demanda de les prendre à cœur et de les transmettre à leurs enfants afin qu’ils mettent en pratique les paroles de cette Torah.
Cette parole n’est pas vide : elle est votre vie, et c’est en elle que se trouve la durée de vos jours dans le pays.
Ce même jour, le SEIGNEUR parla de nouveau à Moïse.
Il lui ordonna de monter sur le mont Nebo, dans les Abarim, en face de Jéricho, afin de regarder le pays de Canaan donné aux Israélites.
Moïse devait mourir sur cette montagne et être réuni à son peuple, comme Aaron l’avait été auparavant.
Le motif rappelé est leur infidélité aux eaux de Meriba-Qadesh, où ils n’avaient pas manifesté la sainteté du SEIGNEUR devant Israël.
Moïse verrait donc le pays de ses yeux, mais n’y entrerait pas.