Deutéronome
IntroductionDeutéronome 28
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Si tu écoutes réellement la voix du SEIGNEUR ton Dieu et mets soigneusement en pratique tous ses commandements, il t’élèvera au-dessus de toutes les nations de la terre.
Toutes ces bénédictions viendront sur toi et t’atteindront si tu écoutes sa voix.
Tu seras béni dans la ville et béni dans les champs.
Seront bénis tes enfants, le produit de ton sol, ton bétail et la fécondité de tes troupeaux.
Seront bénis ta corbeille et ton pétrin.
Tu seras béni quand tu entres et quand tu sors.
Le SEIGNEUR livrera devant toi les ennemis qui se lèvent contre toi : ils viendront par un chemin et fuiront devant toi par sept.
Il ordonnera à la bénédiction d’accompagner tes réserves et tout le travail de tes mains dans le pays qu’il te donne.
Le SEIGNEUR t’établira comme peuple saint qui lui appartient si tu gardes ses commandements et marches dans ses voies.
Les peuples verront que le nom du SEIGNEUR est invoqué sur toi, signe public de ton appartenance, et ils te craindront.
Le SEIGNEUR te donnera l’abondance dans tes enfants, ton bétail et le produit de ton sol, sur la terre promise à tes pères.
Il ouvrira le ciel comme son bon trésor, donnera la pluie au moment voulu et bénira le travail de tes mains ; tu prêteras à de nombreuses nations sans dépendre de leurs prêts.
Il fera de toi la tête et non la queue, en haut et non en bas, si tu écoutes ses commandements et les mets en pratique,
sans t’écarter de ce qui t’est ordonné pour suivre et servir d’autres dieux.
Mais si tu refuses d’écouter le SEIGNEUR ton Dieu et de mettre en pratique ses commandements et ses prescriptions, les malédictions suivantes viendront sur toi.
Tu seras maudit dans la ville et maudit dans les champs.
Seront maudits ta corbeille et ton pétrin.
Seront maudits tes enfants, ton sol et la fécondité de tes troupeaux.
Tu seras maudit quand tu entres et quand tu sors.
Le SEIGNEUR enverra contre toi malédiction, confusion et réprimande dans tes entreprises jusqu’à ta ruine, parce que tes actes auront manifesté l’abandon de l’alliance.
La peste s’attachera à toi jusqu’à te faire disparaître du pays.
Le texte accumule maladies, fièvres, inflammations, chaleur, guerre et fléaux agricoles, plusieurs termes médicaux anciens restant difficiles à identifier précisément.
Le ciel au-dessus de toi deviendra comme du bronze et la terre sous tes pieds comme du fer.
Au lieu de pluie, poussière et poudre tomberont du ciel jusqu’à ta ruine.
Tu seras vaincu devant tes ennemis : tu sortiras contre eux par un chemin et fuiras par sept, devenant un objet d’épouvante pour les royaumes de la terre.
Ton cadavre restera exposé aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre, sans personne pour les chasser.
Le texte annonce des ulcères d’Égypte, des tumeurs, de la gale et des démangeaisons dont tu ne pourras guérir.
Le SEIGNEUR te frappera aussi de folie, d’aveuglement et d’égarement intérieur.
Tu tâtonneras en plein midi comme un aveugle dans l’obscurité ; tes entreprises échoueront et tu seras continuellement opprimé et dépouillé sans secours.
Tu te fianceras à une femme et un autre homme couchera avec elle ; tu bâtiras une maison sans l’habiter et planteras une vigne sans en jouir.
Ton bœuf sera égorgé sous tes yeux sans que tu en manges, ton âne sera enlevé sans être rendu et ton petit bétail sera livré à tes ennemis.
Tes fils et tes filles seront livrés à un autre peuple ; tu les attendras en vain jusqu’à l’épuisement de tes yeux, sans pouvoir agir.
Un peuple inconnu mangera le produit de ton sol et de ton travail ; tu seras constamment opprimé et écrasé.
Ce que tes yeux verront finira par te faire perdre la raison.
Des ulcères mauvais te frapperont des pieds à la tête sans possibilité de guérison.
Le SEIGNEUR te conduira, avec le roi établi sur toi, vers une nation inconnue de toi et de tes pères ; là, vous servirez des dieux de bois et de pierre.
Tu deviendras parmi les peuples un objet de stupeur, de proverbe et de raillerie.
Tu sèmeras beaucoup mais récolteras peu, car la sauterelle dévorera tes cultures.
Tu planteras des vignes et les travailleras sans boire leur vin, car les vers les détruiront.
Tu auras des oliviers sans pouvoir profiter de leur huile, car leurs fruits tomberont.
Tu auras des fils et des filles, mais ils partiront en captivité.
Un insecte ravageur prendra possession de tes arbres et des produits de ton sol.
Le résident étranger vivant au milieu de toi s’élèvera toujours plus haut tandis que toi tu descendras.
Il pourra te prêter tandis que tu ne pourras plus lui prêter ; il deviendra la tête et toi la queue.
Ces malédictions te poursuivront jusqu’à ta destruction parce que tu n’auras pas écouté la voix du SEIGNEUR ton Dieu ni gardé ses commandements.
Elles deviendront pour toi et ta descendance un signe durable des conséquences de cette rupture.
Parce que tu n’auras pas servi le SEIGNEUR ton Dieu avec joie et de bon cœur dans l’abondance,
tu serviras tes ennemis dans la faim, la soif, la nudité et le manque ; le texte décrit cette servitude comme un joug de fer posé sur ton cou jusqu’à ta destruction.
Le SEIGNEUR fera venir de très loin une nation qui fondra sur toi avec la rapidité d’un grand rapace, une nation dont tu ne comprendras pas la langue.
Ce peuple aura le visage dur, sans égard pour les vieillards ni compassion pour les jeunes.
Il consommera le fruit de ton bétail et de ton sol jusqu’à ta ruine, sans te laisser blé, vin nouveau, huile ni troupeaux.
Il assiégera toutes tes villes jusqu’à la chute des hautes murailles auxquelles tu faisais confiance, dans tout le pays que le SEIGNEUR ton Dieu t’a donné.
La famine du siège deviendra si extrême que le texte annonce que les habitants en viendront à manger leurs propres enfants.
Même l’homme le plus délicat deviendra dur envers son frère, son épouse et les enfants qui lui restent,
refusant de partager avec eux la chair de ses propres enfants qu’il mangera dans l’extrême détresse du siège.
La femme la plus délicate et la plus raffinée deviendra elle aussi hostile envers son mari, son fils et sa fille,
au point de consommer secrètement ce qui sort de son propre corps et les enfants qu’elle met au monde, tant la famine du siège sera extrême.
Si tu ne mets pas soigneusement en pratique les paroles de cette instruction et ne révères pas le nom glorieux et redoutable du SEIGNEUR ton Dieu,
le texte annonce des plaies extraordinaires, grandes et persistantes, ainsi que des maladies graves et durables pour toi et ta descendance.
Les maladies d’Égypte que tu redoutais reviendront et s’attacheront à toi.
Même les maladies et les plaies qui ne sont pas mentionnées dans ce livre pourront venir sur toi jusqu’à ta destruction.
Vous qui étiez devenus aussi nombreux que les étoiles du ciel ne resterez plus qu’un petit nombre, parce que vous n’aurez pas écouté la voix du SEIGNEUR votre Dieu.
Le passage formule une inversion terrible : de même que le SEIGNEUR se réjouissait de vous faire du bien et de vous multiplier, il est décrit ici comme se réjouissant de vous faire disparaître ; vous serez arrachés du sol.
Le SEIGNEUR te dispersera parmi tous les peuples, d’une extrémité de la terre à l’autre ; là, tu serviras des dieux de bois et de pierre inconnus de tes pères.
Parmi ces nations, tu ne trouveras aucun repos ; le texte décrit un cœur tremblant, des yeux épuisés et une vie intérieure défaillante.
Ta vie semblera constamment suspendue devant toi ; tu trembleras nuit et jour sans sécurité.
Le matin tu souhaiteras que le soir arrive, et le soir tu souhaiteras le matin, tant la peur sera grande.
Le SEIGNEUR te ramènera vers l’Égypte par mer, sur le chemin qu’il avait dit que tu ne reverrais plus. Là, vous chercherez même à vous vendre comme esclaves, sans trouver d’acheteur.
Telles sont les paroles de l’alliance que le SEIGNEUR ordonna à Moïse de conclure avec Israël au pays de Moab, en plus de l’alliance de l’Horeb. Dans la versification hébraïque utilisée ici, ce verset appartient au chapitre 28.