Deutéronome
IntroductionDeutéronome 2
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Nous avons alors fait demi-tour vers le désert, en direction de la mer des Roseaux, comme le SEIGNEUR me l’avait ordonné, et nous avons longtemps tourné autour du mont Séir.
Puis le SEIGNEUR m’a parlé.
Il m’a dit que nous avions assez longtemps contourné cette montagne et qu’il fallait désormais prendre la direction du nord.
Je devais prévenir le peuple que nous allions traverser le territoire de nos frères, les descendants d’Ésaü établis en Séir. Ils auraient peur de nous ; nous devions donc agir avec une extrême prudence.
Il ne fallait pas provoquer de conflit avec eux, car Dieu ne nous donnerait aucune parcelle de leur territoire : le mont Séir avait été attribué à Ésaü comme possession.
Nous devions leur acheter avec de l’argent la nourriture que nous mangerions et l’eau que nous boirions.
Le SEIGNEUR notre Dieu avait béni le travail de nos mains et accompagné toute notre marche dans ce grand désert. Pendant quarante ans, il avait été avec nous et rien de nécessaire ne nous avait manqué.
Nous sommes donc passés à l’écart de nos frères, les descendants d’Ésaü établis en Séir, puis nous avons quitté la route de l’Araba, venant d’Élath et d’Étsyôn-Guéber, pour nous diriger vers le désert de Moab.
Le SEIGNEUR m’a ordonné de ne pas traiter Moab en ennemi ni de l’attaquer, car il ne nous donnerait aucune part de son territoire : Ar avait été donné aux descendants de Loth.
Autrefois, les Émim habitaient cette région. C’était un peuple nombreux, puissant et de haute taille, comparable aux Anaqim.
Ils étaient eux aussi rangés parmi les Rephaïm, comme les Anaqim, mais les Moabites les appelaient Émim.
Les Horites avaient autrefois habité en Séir. Les descendants d’Ésaü les avaient dépossédés et détruits, puis s’étaient installés à leur place, comme Israël devait prendre possession du pays que le SEIGNEUR lui donnait.
Le SEIGNEUR nous a ensuite ordonné de nous lever et de franchir le torrent de Zéred ; nous l’avons donc traversé.
Depuis notre départ de Qadesh-Barnéa jusqu’au passage du torrent de Zéred, trente-huit années s’étaient écoulées. Toute la génération des hommes aptes au combat avait alors disparu du camp, conformément au serment du SEIGNEUR.
La puissance du SEIGNEUR avait agi contre eux dans le camp jusqu’à ce que cette génération disparaisse entièrement.
Lorsque tous ces hommes de guerre eurent achevé de mourir,
le SEIGNEUR me parla de nouveau.
Il m’annonça que nous allions ce jour-là franchir la frontière de Moab près d’Ar.
En approchant du territoire des Ammonites, nous ne devions ni les attaquer ni les provoquer, car leur pays avait lui aussi été donné aux descendants de Loth.
Cette région était également considérée comme un ancien pays de Rephaïm. Ceux qui l’habitaient autrefois étaient appelés Zamzoumim par les Ammonites.
C’était un peuple nombreux, puissant et de haute taille, comparable aux Anaqim. Le SEIGNEUR les avait détruits devant les Ammonites, qui les avaient dépossédés et s’étaient établis à leur place.
Le SEIGNEUR avait agi de la même manière en faveur des descendants d’Ésaü en Séir : il avait détruit les Horites devant eux, et ils occupaient depuis lors leur territoire.
De même, les Avvim, qui habitaient des villages jusqu’à Gaza, avaient été détruits par les Caphtorim venus de Caphtor, lesquels s’étaient installés à leur place.
Puis vint l’ordre de nous lever, de partir et de franchir le torrent de l’Arnon. Le SEIGNEUR déclarait avoir livré Sihôn, roi amorite de Heshbôn, avec son pays entre nos mains ; nous devions commencer à en prendre possession et engager le combat.
Dès ce jour, Dieu allait répandre la terreur et la crainte de nous parmi les peuples. En entendant parler de nous, ils trembleraient et seraient saisis d’angoisse.
Depuis le désert de Qedémoth, j’ai pourtant envoyé à Sihôn, roi de Heshbôn, des messagers porteurs d’une proposition pacifique.
Je lui demandais simplement de pouvoir traverser son pays en restant strictement sur la route, sans m’écarter ni à droite ni à gauche.
Nous étions prêts à payer la nourriture que nous mangerions et l’eau que nous boirions ; nous demandions seulement le droit de passer à pied.
C’était ce que les descendants d’Ésaü en Séir et les Moabites à Ar nous avaient permis, jusqu’à ce que nous traversions le Jourdain pour entrer dans le pays que le SEIGNEUR notre Dieu nous donnait.
Mais Sihôn, roi de Heshbôn, refusa de nous laisser traverser son territoire. Le texte attribue son obstination au SEIGNEUR ton Dieu, qui rendit son esprit inflexible et son cœur ferme afin de le livrer entre tes mains.
Le SEIGNEUR me déclara alors qu’il avait commencé à nous livrer Sihôn et son pays ; nous devions donc commencer à en prendre possession.
Sihôn sortit avec tout son peuple pour nous affronter à Yahats.
Le SEIGNEUR notre Dieu nous le livra, et nous l’avons vaincu avec ses fils et tout son peuple.
Nous avons alors pris toutes ses villes et les avons vouées au ḥerem, c’est-à-dire à la destruction prescrite dans ce contexte de guerre, sans épargner hommes, femmes ni enfants.
Nous n’avons conservé pour nous que le bétail et le butin matériel des villes conquises.
Depuis Aroër, au bord du torrent de l’Arnon, jusqu’au Galaad, aucune cité ne s’est révélée inaccessible : le SEIGNEUR notre Dieu nous les a toutes livrées.
Nous avons toutefois respecté les limites fixées par le SEIGNEUR : nous ne nous sommes pas approchés du pays des Ammonites, de la région du Yabboq ni des villes de leur montagne.