4 Maccabées

Introduction

4 Maccabées 12

Nuances du texte source · restitution Déployée

Lorsque celui-ci aussi mourut après avoir été jeté dans le chaudron, le septième se présenta, le plus jeune de tous.

La compassion du roi n’efface pas la coercition : le jeune est déjà lié lorsqu’Antiochos tente une dernière approche.

Le langage se fait à nouveau conciliant ; après la force, Antiochos revient à une stratégie de proximité et de consolation.

Le roi reprend son interprétation constante : leur fidélité est « folie », et leur mort est la conséquence de leur désobéissance.

Le jeune âge est ici utilisé comme levier : mourir « avant l’heure » rend le coût de la résistance particulièrement concret.

La récompense atteint son maximum : non seulement la vie, mais l’amitié royale et une fonction de gouvernement.

Antiochos tente d’utiliser l’affection maternelle comme instrument de coercition : la mère doit devenir intermédiaire de la capitulation.

Mais sa mère l’exhorta en langue hébraïque, comme il sera dit peu après.

Sa demande peut être entendue par les bourreaux comme un signe de changement, ce qui prépare l’effet rhétorique du verset suivant.

Persuadés qu’il allait céder, ils se réjouirent et le libérèrent aussitôt de ses liens.

Son mouvement déjoue immédiatement l’attente de ses gardes : il se rapproche volontairement du supplice au lieu de s’en éloigner.

et déclara : « Tyran impie ! Dieu t’a donné tes biens et ton royaume, et pourtant tu tues ses serviteurs et tortures ceux qui cherchent à vivre dans la piété. N’en as-tu pas honte ?

« En échange de cela, la Justice te réserve un feu plus intense et éternel, ainsi que des tortures qui, pendant tout l’âge, ne te relâcheront pas.

L’argument est anthropologique : victime et tyran partagent la même condition corporelle ; la cruauté consiste à nier cette communauté de nature.

« Mes frères ont achevé leur fidélité à Dieu par une mort courageuse ; toi, tu répondras d’avoir tué sans raison ceux qui combattaient pour la vertu.

Le discours passe de l’accusation du tyran à la décision personnelle du dernier frère.

Le verbe grec évoque la désertion : céder serait quitter le camp moral de ses frères.

Comme en 9,24, la mort personnelle est reliée au sort collectif du peuple ; la prière vise la faveur divine pour la nation.

Le jugement annoncé couvre explicitement deux horizons, présent et post-mortem.

Après cette prière, il se jeta de lui-même sur les instruments brûlants et mourut.

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