3 Maccabées
Introduction3 Maccabées 7
Compréhension immédiate · restitution Clarté
« Le roi Ptolémée Philopator aux gouverneurs d’Égypte et à tous ceux qui sont chargés des affaires : salut et bonne santé.
Nous-mêmes et nos enfants allons bien, le grand Dieu conduisant nos affaires comme nous le désirons.
Certains de nos amis, poussés par la malveillance, nous ont persuadés de rassembler les Juifs de notre royaume et de les punir collectivement comme des rebelles par des peines extraordinaires,
en prétendant que nos affaires ne pourraient jamais être stables tant que cela ne serait pas accompli, à cause de l’hostilité qu’ils attribuaient à ce peuple envers toutes les nations.
Ils les ont donc amenés prisonniers, maltraités comme des esclaves — ou plutôt comme des conspirateurs — et ont tenté de les faire mourir sans enquête ni procès, avec une cruauté plus sauvage que celle des Scythes.
Nous les avons alors sévèrement menacés et, selon la clémence que nous témoignons à tous, nous leur avons finalement accordé la vie, reconnaissant que le Dieu céleste protège fermement les Juifs et combat toujours pour eux comme un père pour ses fils.
Nous avons aussi considéré la fidélité constante et la bienveillance qu’eux-mêmes et leurs ancêtres ont toujours eues envers nous ; c’est pourquoi nous les avons justement acquittés de toute accusation.
Nous avons ordonné que chacun retourne chez lui et qu’en aucun lieu personne ne leur fasse le moindre tort ni ne les insulte à cause de ce qui s’est produit contre toute raison.
Sachez en effet que si nous tramons encore quelque mal contre eux ou leur causons quelque peine, ce n’est pas un homme mais le Dieu Très-Haut, souverain de toute puissance, que nous aurons inévitablement contre nous pour venger ces actes. Portez-vous bien. »
Après avoir reçu cette lettre, les Juifs ne se hâtèrent pas de partir : ils demandèrent au roi que ceux de leur peuple qui avaient volontairement transgressé contre le Dieu saint et sa Loi reçoivent par eux le châtiment qu’ils estimaient dû.
Ils soutenaient que ceux qui avaient transgressé les commandements divins pour leur ventre ne seraient jamais non plus loyaux envers les affaires du roi.
Le roi reconnut qu’ils disaient vrai et leur accorda pleine permission d’éliminer, partout dans son royaume, ceux qui avaient transgressé la Loi de Dieu, sans intervention ni enquête de l’autorité royale.
Alors leurs prêtres et toute la foule acclamèrent le roi comme il convenait, crièrent « Alléluia ! » et repartirent dans la joie.
En chemin, ils punissaient tout compatriote souillé qu’ils rencontraient et le mettaient à mort publiquement à titre d’exemple.
Ce jour-là, ils tuèrent plus de trois cents hommes et célébrèrent dans la joie leur victoire sur ceux qu’ils tenaient pour profanes.
Quant à ceux qui étaient restés attachés à Dieu jusqu’à la mort et avaient pleinement goûté le salut, ils quittèrent la ville couronnés de fleurs parfumées, dans la joie et les acclamations, remerciant par des louanges et des hymnes le Dieu de leurs pères, Sauveur éternel d’Israël.
Ils arrivèrent à Ptolémaïs, appelée « la Porteuse de roses » à cause de la particularité du lieu ; leur flotte les y avait attendus sept jours selon leur décision commune.
Là, ils célébrèrent un banquet de salut ; le roi avait généreusement fourni à chacun tout ce qui était nécessaire pour son retour jusqu’à sa propre maison.
Rentrés en paix et avec les actions de grâce qui convenaient, ils décidèrent aussi d’observer ces jours comme des jours de joie aussi longtemps que durerait leur communauté en diaspora.
Ils consacrèrent ces jours par une inscription sur une stèle et établirent un lieu de prière à l’endroit du banquet. Puis ils repartirent indemnes, libres et transportés de joie, rentrant chez eux par terre, mer et fleuve sous la protection de l’ordre royal.
Ils avaient désormais plus d’autorité qu’auparavant auprès de leurs ennemis, avec honneur et crainte, et personne ne leur enleva le moindre de leurs biens.
Tous récupérèrent intégralement leurs biens d’après les registres ; ceux qui détenaient quelque chose le leur rendirent avec une très grande crainte, car le Dieu Très-Haut avait pleinement accompli de grandes choses pour leur salut.
Béni soit pour toujours le Libérateur d’Israël. Amen.