1 Hénoch
Introduction1 Hénoch 90
Lecture personnelle fluide · restitution Lecture
Je vis trente-cinq bergers se succéder, chacun gardant les brebis pendant sa période.
Puis les oiseaux de proie vinrent sous la conduite des aigles et commencèrent à dévorer les brebis et à leur arracher les yeux.
Les brebis crièrent sous l’attaque, et je me lamentai en voyant la manière dont elles étaient gardées.
Les prédateurs dépouillèrent les brebis jusqu’aux os ; même leurs os tombèrent, et le troupeau fut réduit à presque rien.
Puis vingt-trois autres bergers exercèrent leur charge, achevant ensemble cinquante-huit périodes.
Des agneaux naquirent ; leurs yeux s’ouvrirent et ils appelèrent le reste du troupeau.
Les jeunes avertirent les brebis, mais celles-ci restèrent sourdes et aveugles.
Les corbeaux attaquèrent les jeunes agneaux, en saisirent un et ravagèrent le troupeau.
Des cornes apparurent sur les jeunes ; beaucoup furent brisées, puis une grande corne se leva sur une brebis et le troupeau commença à voir.
La grande corne appela les brebis ; les béliers la reconnurent et se rassemblèrent auprès d’elle.
Les oiseaux de proie poursuivirent leurs attaques ; le troupeau resta silencieux, mais les béliers crièrent et se lamentèrent.
Les corbeaux attaquèrent la grande corne mais ne purent la renverser.
Les puissances ennemies se liguèrent contre la grande corne, qui combattit et appela au secours.
Le scribe céleste descendit pour aider le bélier et lui révéler la situation.
Le Seigneur des brebis arriva dans sa colère, et tous s’enfuirent devant lui.
Tous les oiseaux de proie et les forces du dehors se réunirent pour abattre la grande corne.
Le scribe ouvrit le dossier des douze derniers bergers et montra qu’ils avaient dépassé encore davantage leurs prédécesseurs.
Le Seigneur frappa la terre de son bâton ; elle s’ouvrit et engloutit les bêtes et les oiseaux ennemis.
Une grande épée fut donnée au troupeau ; ses ennemis prirent la fuite devant lui.
Les sept êtres blancs amenèrent devant le Seigneur toutes les étoiles rebelles, depuis la première jusqu’aux autres.
Le Seigneur ordonna au scribe de saisir les soixante-dix bergers qui avaient dépassé leur mandat.
Tous les bergers furent enchaînés et placés devant le Seigneur.
Les étoiles rebelles furent jugées coupables puis jetées dans un abîme de feu.
Les soixante-dix bergers furent eux aussi condamnés et jetés dans l’abîme ardent.
Un autre abîme de feu s’ouvrit pour les brebis aveuglées qui furent jugées coupables.
Je vis les brebis condamnées brûler entièrement.
L’ancienne maison fut entièrement démontée, emportée et déposée au sud.
Le Seigneur établit à la place de l’ancienne une maison nouvelle, plus grande, plus élevée et entièrement renouvelée ; toutes les brebis y entrèrent.
Les animaux et oiseaux survivants se prosternèrent devant le troupeau restauré et lui obéirent.
Les trois êtres blancs revinrent et, avec le bélier, me conduisirent au milieu du troupeau.
Toutes les brebis étaient devenues blanches, avec une laine abondante et propre.
Tous les dispersés se rassemblèrent dans la maison ; le Seigneur se réjouit parce qu’ils étaient revenus et devenus bons.
L’épée fut rendue et scellée ; la maison se remplit au-delà de sa capacité de toutes les brebis invitées.
Tous les yeux s’ouvrirent enfin, et chacune des brebis vit clairement le bien.
La maison restaurée était immense et pleine.
Un taureau blanc aux grandes cornes naquit ; toutes les créatures le craignaient et se tournaient vers lui.
Toutes les générations furent transformées en taureaux blancs ; une figure issue d’eux devint un grand animal aux fortes cornes, et le Seigneur s’en réjouit.
Je m’endormis parmi eux, puis je me réveillai.
À mon réveil, je bénis et glorifiai le Seigneur de justice pour cette vision.
Je pleurai sans pouvoir m’arrêter, car je compris que toute cette histoire devait s’accomplir et que les actions humaines m’avaient été montrées dans leur ordre.
Cette nuit-là, je repensai au premier rêve et restai bouleversé par tout ce que j’avais vu.