1 Hénoch
Introduction1 Hénoch 1
Nuances du texte source · restitution Déployée
L’ouverture présente l’ouvrage comme une parole de bénédiction destinée aux élus et aux justes en vue d’un jour de détresse et de jugement où leurs adversaires seront ôtés et où eux-mêmes recevront le salut.
Hénoch prit alors la parole. C’était un homme juste dont les yeux avaient été ouverts par Dieu : il vit une vision sainte dans les cieux, que les anges lui montrèrent. Il entendit tout de leur part et comprit ce qu’il voyait. Ce qu’il annonce ne concerne pas cette génération, mais une génération lointaine qui doit venir.
La vision se concentre sur les élus et annonce une théophanie : le « Grand Saint » quitte sa demeure céleste pour intervenir dans l’histoire.
La théophanie associe le Sinaï, lieu biblique de révélation, à une manifestation eschatologique venue du ciel des cieux. L’image du camp évoque une venue royale et guerrière.
La venue divine provoque une terreur cosmique qui atteint les Veilleurs eux-mêmes et s’étend jusqu’aux limites de la terre.
La théophanie entraîne une dissolution du relief : montagnes et collines, symboles de stabilité, sont secouées, abaissées et fondues devant la présence divine.
L’ébranlement cosmique aboutit à un jugement universel : la terre elle-même se fracture et toute réalité terrestre est placée sous jugement.
Après le jugement universel, le texte distingue le sort des élus : protection, paix, miséricorde, appartenance à Dieu, bénédiction et lumière. Le guèze accentue le fait qu’ils deviennent tous « de Dieu » et qu’une lumière divine brille pour eux.
La théophanie culmine dans une venue divine entourée de myriades de saints. Le jugement vise les actes d’impiété aussi bien que les paroles hostiles. Ce verset appartient à la tradition citée en Jude 14–15, avec des différences de formulation entre les témoins.