Testament de Juda
DossierTestament de Juda 12
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien versifié · S0 · statut canonique distinct
Deux ans après la mort de ses maris, Tamar, toujours veuve, apprend que Juda monte pour la tonte. Elle revêt une parure nuptiale et se place près de la porte de la ville.
Le narrateur explique ce geste par une coutume attribuée aux Amorrites, selon laquelle une femme destinée au mariage demeurait sept jours près de la porte dans un rite que le texte associe à la prostitution.
Juda affirme qu’il était ivre près des eaux de Chozéba ; il explique son incapacité à reconnaître Tamar par le vin, la beauté de Tamar et sa parure.
Il lui propose une relation sexuelle ; Tamar exige un gage et reçoit le bâton, la ceinture et le diadème royal de Juda. Leur union conduit à une conception.
Juda, ignorant l’identité de la femme, veut ensuite faire mourir Tamar ; elle produit secrètement les objets remis en gage et révèle ainsi qu’il est lui-même impliqué.
La confrontation est renforcée par des paroles privées que Tamar peut répéter ; Juda renonce alors à la faire mourir et interprète l’événement comme venant du Seigneur.
Il reconnaît cependant avoir encore soupçonné une possible ruse concernant l’origine des gages.
Il affirme ne plus avoir eu de relation avec Tamar et qualifie l’événement d’abomination en Israël.
Le récit cherche aussi à préciser que Tamar ne faisait pas partie des femmes rituellement associées à la porte de cette ville : elle serait venue d’ailleurs et n’y serait restée que brièvement.
Tamar pensait ainsi que la relation resterait inconnue.
Le récit rejoint ensuite l’histoire de Joseph : la famine conduit la famille en Égypte.
Juda donne enfin son âge au moment de la migration et la durée de sa vie en Égypte.