Testament de Moïse
DossierTestament de Moïse 12
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien versifié · S0 · statut canonique distinct
La scène reprend le geste de prosternation de 11:1 après la longue lamentation de Josué.
Le geste de Moïse relève physiquement Josué avant de répondre à son abattement.
Moïse répond d’abord au sentiment d’insuffisance de Josué par une exhortation à l’assurance et à l’écoute.
Moïse fonde la confiance de Josué sur la prescience et la providence divines, qui embrassent nations, Israël et totalité de l’histoire.
La réponse affirme que les événements redoutés par Josué ne surprennent pas Dieu mais appartiennent à l’histoire déjà connue de lui.
Le texte est trop lacunaire pour préciser la fonction de Moïse ; il conserve néanmoins son établissement en faveur du peuple dans le contexte de ses péchés.
Moïse refuse d’attribuer sa fonction à sa capacité personnelle et la rapporte à la miséricorde et à la patience divines.
La conquête ne doit pas être interprétée comme récompense automatique de la vertu d’Israël.
La souveraineté cosmique de Dieu sert d’argument à la confiance : aucune puissance créée n’échappe à sa main.
Le texte oppose maintenant deux chemins : accomplissement des commandements et progression dans la bonne voie, puis péché et châtiment au verset suivant.
Le châtiment historique est lié à la désobéissance : perte des biens promis et oppression par les nations.
Après le jugement, le texte pose une limite théologique : l’anéantissement et l’abandon total du peuple sont déclarés impossibles.
Le texte conservé s’interrompt sur le fondement de la fidélité divine : prescience, alliance établie et serment. La fin de l’œuvre manque.