Psaumes de Salomon

Dossier

Psaumes de Salomon 5

Reformulation contrôlée · restitution Paraphrase · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct

Je veux louer Dieu avec joie, au milieu de ceux qui ont appris que ses jugements ne sont pas arbitraires.

Sa bonté se voit surtout quand celui qui n’a rien crie : Dieu reste le refuge du pauvre et peut répondre au lieu de se taire.

Rien de ce que nous possédons n’est vraiment arraché à Dieu comme un butin ; toute la création lui appartient et tout ce que nous recevons vient finalement de ce qu’il donne.

Cela remet nos ambitions à leur place : notre vie et notre part ne sont pas sans mesure devant Dieu.

Quand la détresse nous atteint, nous pouvons donc l’appeler : la relation tient dans cette parole simple, « Tu es notre Dieu. »

Et nous pouvons même lui demander de ne pas laisser l’épreuve devenir si écrasante qu’elle nous pousse au mal par désespoir.

S’il tarde, la réponse de la foi n’est pas de partir : nous continuerons de revenir vers lui.

La faim elle-même peut devenir prière : « Dieu, j’ai besoin ; je crie vers toi ; je crois que tu peux donner. »

Le monde vivant enseigne cette dépendance : pluie, herbe, nourriture, oiseaux, poissons, animaux du désert — tout est relié à une provision qui ne vient pas d’eux-mêmes.

Tu prépares ainsi de la nourriture dans le désert pour tout être vivant ; quand ils ont faim, ils lèvent vers toi leur visage.

Même les puissants vivent de ce qu’ils reçoivent ; à plus forte raison le pauvre et l’indigent n’ont-ils d’espérance dernière qu’en Dieu.

La différence entre Dieu et nous apparaît alors : sa main peut s’ouvrir avec une bonté qui relève celui qui est humilié.

La générosité humaine, elle, fatigue vite : nous donnons plus facilement à nos proches, et recommencer sans nous plaindre paraît déjà exceptionnel.

Dieu n’est pas présenté ainsi : son don est riche et sa bonté ne se lasse pas comme la nôtre.

Sa miséricorde ne s’arrête pas à un cercle d’amis ; elle couvre la terre.

Mais cette abondance ne justifie pas notre obsession d’accumuler. Le bonheur peut consister à recevoir une juste mesure qui suffit ; l’excès recherché finit par nous déformer.

Ce qui est modéré et juste peut être pleinement suffisant quand la bénédiction de Dieu l’habite.

Que ceux qui vivent dans la crainte du Seigneur apprennent donc à se réjouir de ses biens, et qu’Israël connaisse sa bonté sous son règne.

La dernière sécurité n’est ni richesse ni puissance : le Seigneur lui-même est notre Roi.

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