1 Clément
Dossier1 Clément 39
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
L’auteur oppose l’orgueil des moqueurs à la fragilité réelle de toute condition humaine : certains tournent les croyants en dérision pour exalter leur propre jugement.
Mais cette prétention se heurte à une question fondamentale : quelle puissance autonome possède réellement un être mortel, né de la terre ?
Une longue citation scripturaire développe alors cette limite humaine : le témoin ne voit aucune forme stable, seulement un souffle et une voix.
Aucun mortel ne peut se déclarer absolument pur devant le Seigneur ni fonder son innocence sur ses propres œuvres ; devant Dieu, même les serviteurs célestes restent des créatures soumises à son jugement.
Si même le ciel n’est pas pur devant lui, combien plus fragiles sont les humains, comparés à des habitants de maisons d’argile et eux-mêmes façonnés d’argile : leur existence peut se défaire en un jour, et ils ne disposent pas en eux-mêmes du pouvoir de se sauver de la mort.
Un simple souffle suffit à mettre fin à leur vie lorsqu’ils sont dépourvus de sagesse.
Le texte poursuit : nul appui créé ne peut abolir cette condition ; la colère et la jalousie conduisent l’insensé à sa perte.
Une prospérité qui paraît s’enraciner peut être détruite soudainement.
Même la descendance de l’insensé peut subir les conséquences de cette chute ; ce qu’il accumulait passe aux justes, tandis qu’il ne trouve pas de délivrance dans le mal qu’il s’est attiré.