1 Clément
Dossier1 Clément 33
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Après avoir affirmé au chapitre 32 que la justification ne vient pas des œuvres humaines, l’auteur prévient immédiatement une conclusion inverse : la grâce reçue par la foi ne conduit ni à l’inaction ni à l’abandon de l’amour. La réponse appropriée est un engagement empressé et persévérant dans toute œuvre bonne.
Pour justifier cette orientation, il renvoie à Dieu lui-même : le Créateur se réjouit de ce qu’il accomplit.
La création devient alors paradigme de l’action bonne et ordonnée : cieux établis, terre séparée des eaux et affermie selon le dessein divin, êtres vivants disposés selon l’ordre reçu, mer contenue par la puissance de Dieu.
L’être humain est présenté comme l’ouvrage le plus élevé du point de vue de la capacité intellectuelle ; il est façonné comme empreinte de l’image divine.
La citation de Genèse 1 établit explicitement cette relation d’image et de ressemblance, en mentionnant l’être humain dans sa différenciation homme-femme.
L’achèvement de la création conduit à la bénédiction et au commandement de fécondité.
L’auteur transpose ensuite ce modèle à la vie morale : les justes sont reconnus par les bonnes œuvres qui les ornent, et Dieu lui-même est présenté comme se réjouissant de l’œuvre bonne.
La conséquence pratique est nette : la communauté doit prendre l’activité créatrice de Dieu comme modèle et travailler sans relâche à ce qui correspond à sa volonté, en mettant toutes ses forces au service de la justice.