1 Clément
Dossier1 Clément 30
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Parce que l’élection décrite au chapitre précédent est une appartenance au Dieu saint, elle impose une conduite correspondante : l’auteur énumère ce qui doit être abandonné — paroles qui détruisent autrui, pratiques sexuelles souillées, ivresse, comportements séditieux, convoitises dégradantes, adultère et orgueil.
Il fonde cette orientation sur le principe scripturaire selon lequel Dieu se dresse contre l’orgueil mais accorde sa faveur aux humbles.
La communauté doit donc s’associer à ceux qui vivent de cette grâce, faire de la concorde une disposition durable, pratiquer l’humilité et la maîtrise de soi, et se garder aussi bien du murmure insinuant que de la calomnie ouverte. La justice doit être attestée concrètement par les œuvres plutôt que revendiquée verbalement.
Une citation sapientielle met en garde contre l’abondance de paroles et la prétention de se croire juste parce que l’on parle aisément.
Une autre formule rappelle la brièveté de la vie humaine et invite à la sobriété verbale.
La seule louange légitime est celle qui renvoie à Dieu ; se constituer soi-même en objet d’éloge est incompatible avec l’humilité demandée.
Le bon témoignage doit venir d’autrui, comme dans la mémoire des justes d’autrefois.
Le chapitre se ferme sur deux séries opposées : insolence, suffisance et témérité d’un côté ; bienveillance, humilité et douceur de l’autre. Elles manifestent deux rapports contraires au jugement de Dieu.