1 Clément
Dossier1 Clément 16
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Le Christ se tient du côté de ceux qui vivent dans l’humilité ; il ne cautionne pas ceux qui cherchent à s’élever au-dessus du troupeau qui lui appartient.
Le Seigneur Jésus Christ est le sceptre même par lequel se manifeste la majesté de Dieu. Pourtant, bien qu’il eût la puissance de se présenter dans l’éclat, il n’est venu ni avec la pompe de l’arrogance ni avec la hauteur de l’orgueil ; il a choisi une disposition humble, conformément à ce que l’Esprit Saint avait annoncé de lui.
« Seigneur, qui a cru le message qui nous a été confié, et à qui le bras puissant du Seigneur a-t-il été révélé ? Nous l’avons annoncé devant Dieu comme un enfant qui grandit, comme une racine qui surgit dans une terre assoiffée. Rien dans son apparence n’imposait gloire ou beauté ; nous l’avons regardé et son aspect était sans honneur, abaissé au-dessous de celui des autres hommes : homme frappé, travaillé par la douleur, capable de porter la faiblesse. On détournait de lui le visage ; il fut méprisé et tenu pour rien.
Pourtant, c’est lui qui porte nos péchés et qui endure la douleur à cause de nous, alors que nous pensions qu’il subissait la peine, les coups et l’affliction pour sa propre condition.
Lui a été blessé à cause de nos péchés et rendu faible à cause de nos transgressions. Le châtiment destiné à nous procurer la paix est tombé sur lui, et c’est par sa meurtrissure que nous avons reçu la guérison.
Nous nous étions tous égarés comme des brebis, chacun ayant quitté la route commune pour suivre son propre chemin.
Le Seigneur l’a alors livré pour nos péchés. Malgré les mauvais traitements, il n’a pas ouvert la bouche : comme une brebis conduite à l’abattage, comme un agneau qui reste silencieux devant celui qui le tond. Dans l’abaissement qui lui fut imposé, son jugement lui fut retiré.
Qui pourra exposer ce qui concerne sa génération, puisque sa vie est enlevée de la terre ?
C’est à cause des transgressions de mon peuple qu’il arrive jusqu’à la mort.
Les méchants sont assignés à sa sépulture et les riches à sa mort, alors qu’il n’a commis aucune injustice et qu’aucune tromperie n’a été trouvée dans sa bouche. Pourtant le Seigneur veut le purifier et le délivrer de sa blessure.
Si vous présentez l’offrande relative au péché, votre vie verra une descendance qui demeure longtemps.
Le Seigneur veut enlever la peine qui pèse sur son âme, lui faire voir la lumière et le former dans l’intelligence ; il veut justifier ce juste serviteur qui sert fidèlement une multitude, tandis que lui-même prend sur lui leurs péchés.
C’est pourquoi il recevra en héritage une multitude et partagera les dépouilles des puissants, parce que sa propre vie a été livrée à la mort et qu’il a été compté avec ceux qui transgressent la loi.
Lui-même a porté les péchés de beaucoup et c’est à cause de leurs péchés qu’il a été livré. »
Et il est encore représenté disant : « Moi, je suis comme un ver plutôt qu’un homme, objet d’opprobre pour les humains et de mépris pour le peuple.
Tous ceux qui me voient tournent ma souffrance en dérision ; leurs lèvres parlent contre moi et ils hochent la tête en disant : Il a placé son espérance dans le Seigneur ; que ce Seigneur le délivre et le sauve maintenant, puisqu’il prend plaisir en lui ! »
Regardez donc, bien-aimés, le modèle qui nous a été remis. Si le Seigneur lui-même a parcouru un chemin d’une telle humilité, nous qui sommes entrés par lui sous le joug bienfaisant de sa grâce ne pouvons faire de l’élévation de soi notre manière de vivre.