1 Clément
Dossier1 Clément 12
Analyse du texte source · restitution Philologique · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Par pistis et philoxenia, foi et hospitalité, fut sauvée Rahab, appelée hè pornè, la prostituée.
Josué fils de Noun envoya des kataskopoi, espions, vers Jéricho ; lorsque le roi du pays apprit qu’ils étaient venus kataskopein, reconnaître le territoire, il envoya des hommes afin qu’ils soient arrêtés et mis à mort.
Rahab, qualifiée de philoxenos, hospitalière, les accueillit et les cacha dans l’hyperôon, l’étage supérieur, sous la linokalamè, les tiges de lin.
Aux envoyés royaux qui exigeaient qu’elle fasse sortir les espions, elle répondit qu’ils étaient venus puis repartis aussitôt, et elle leur indiqua enallax, une direction différente.
Elle dit alors aux hommes : « Je sais avec certitude — ginôskousa ginôskô — que le Seigneur Dieu vous livre cette terre » ; phobos et tromos, peur et tremblement, étaient tombés sur ses habitants. Elle demanda en retour la sauvegarde de sa personne et de la maison de son père.
Les espions lièrent le salut à la présence sous son stegè, son toit : ceux qui seraient à l’intérieur seraient préservés, ceux qui seraient trouvés dehors périraient.
Ils lui donnèrent comme sèmeion un kokkinon, un objet ou cordon écarlate, à suspendre depuis la maison. 1 Clément explicite lui-même sa lecture typologique : dia tou haimatos tou Kyriou, par le sang du Seigneur, il y aura lytrôsis, rédemption, pour ceux qui croient et espèrent en Dieu.
La conclusion affirme donc qu’en Rahab il y eut non seulement pistis mais prophèteia, prophétie.