Zacharie
IntroductionZacharie 9
Analyse du texte source · restitution Philologique
Massa’ : « charge / oracle ». Ki la-YHWH ‘ein ’adam est syntaxiquement ambigu : « l’œil de l’homme est vers YHWH » ou, selon d’autres analyses, « l’œil de YHWH est sur l’homme ». Le MT ne comporte pas « de YHWH » après ‘ein.
Tagbal-bah : « elle sera limitrophe d’elle / la borde ». Le singulier ḥakhmah, « elle est sage », peut viser Tyr comme centre de la proposition.
Matsor joue peut-être sur le nom Tsor, « Tyr ». Ḥaruts désigne l’or fin / métal précieux.
Yorishennah peut signifier « la déposséder / en prendre possession ». Ḥeilah : « force / richesse / armée ».
Mevatah : « son regard / objet d’attente ». Hovish peut signifier « être couvert de honte / déçu ». Le verbe ḥil décrit le tremblement ou les douleurs de l’enfantement.
Mamzer est rare : ailleurs « enfant d’union interdite », mais ici probablement « population mêlée / étrangère », marquant une rupture de continuité civique.
Damaw, pluriel « ses sangs », probablement le sang de viande non égouttée. ’Alluf peut être « chef / clan / millier » ; le sens institutionnel précis est discuté.
Mitstsavah est difficile : probablement « poste / garnison ». Noges désigne un oppresseur, exacteur ou maître de corvée.
Nosh‘a est Niphal de y-š-‘ : litt. « sauvé / secouru », souvent rendu « victorieux ». ‘Ani peut signifier « pauvre, humble, affligé ». Le parallélisme âne / ânon décrit une seule monture par apposition poétique.
Le sujet de wedibber, « il parlera », est naturellement le roi du v. 9. « Le Fleuve » désigne conventionnellement l’Euphrate.
Bedam-beritekh : « par / à cause du sang de ton alliance ». Shillaḥti est parfait, pouvant être lu comme accompli ou prophétique.
’Asire hattiqwah : « prisonniers de l’espérance ». Mishneh peut signifier « double / part double / équivalent ».
Yavan désigne Ionie puis, plus largement, les Grecs. Mille’ti ’Efrayim : litt. « j’ai rempli [l’arc] d’Éphraïm », probablement comme flèche.
Teman signifie « sud » et peut aussi désigner une région d’Édom. L’image reprend le vocabulaire théophanique ancien.
Les verbes et objets du verset sont difficiles. ’Avne qela‘ peut être « pierres de fronde » comme projectiles ennemis ou image des ennemis eux-mêmes. Mizraq : bassin sacrificiel.
Mitnosesot peut signifier « se dresser comme un étendard / scintiller ». ’Avne nezer : « pierres de diadème / couronne ».
Yenovev, de n-w-b, signifie « faire pousser / fleurir / prospérer ». Le suffixe de tuvo / yofyo peut renvoyer à YHWH, à son pays ou au salut décrit.