Zacharie
IntroductionZacharie 8
Analyse du texte source · restitution Philologique
Formule d’ouverture d’une chaîne d’oracles.
Qin’ah peut signifier « jalousie / zèle ». Ḥemah, « chaleur / fureur », intensifie l’engagement passionné, sans nécessairement viser Sion comme objet de colère.
Shavti peut être parfait « je suis revenu » ou perfectif prophétique ; le parallèle weshakhanti, « j’habiterai », permet une restitution dynamique « je reviens ».
Merov yamim : litt. « à cause de la multitude des jours », idiome du grand âge.
Mesahaqim : participe Piel de ś-ḥ-q, « jouer / s’amuser ». La répétition reḥovot souligne l’espace public redevenu sûr.
Yippale, Niphal de p-l-’, peut signifier « être merveilleux / extraordinaire / difficile ». L’interrogation oppose perception humaine et puissance divine.
Me’erets mizraḥ / me’erets mevo’ hashemesh : « du pays du lever / du pays de l’entrée du soleil », soit est et ouest.
La formule wehayu-li le‘am / ’ehyeh lahem le’Elohim est une formule classique d’alliance. ’Emet peut être « vérité / fidélité ».
Teḥezaqnah yedekhem : « que vos mains soient fortes ». La syntaxe autour de ’asher beyom yussad est dense et rattache les prophètes à l’époque de la refondation.
Śekhar peut être « salaire / gain ». Min-hatsar : « à cause de l’adversaire / détresse ». Wa’ashallaḥ peut signifier « j’envoyais / lâchais » les hommes les uns contre les autres.
La phrase est elliptique : « je ne serai pas [pour eux] comme aux premiers jours ». Le contexte fournit le contraste bénédiction / détresse.
Zera‘ hashshalom, litt. « semence de la paix », peut être compris comme « semence prospère / semailles de paix ». Hinḥalti est Hifil de n-ḥ-l : « faire hériter ».
Qelalah / berakhah forment l’antithèse « malédiction / bénédiction ». Le pluriel « maison de Juda et maison d’Israël » élargit la restauration à l’ensemble du peuple.
Zamam : « projeter / décider ». Lo niḥamti : « je ne me suis pas repenti / ravisé ». Ici l’expression souligne la réalisation effective du jugement annoncé.
Shavti zamamti : litt. « je suis revenu, j’ai projeté », idiome : « j’ai de nouveau décidé ». Le parallèle avec v. 14 structure l’oracle.
’Emet u-mishpat shalom : litt. « vérité et jugement de paix ». Les « portes » sont le lieu traditionnel du jugement public.
La construction ’et-kol-elleh ’asher sane’ti signifie litt. « toutes celles-ci que j’ai haïes ». L’objet est l’ensemble des pratiques mentionnées.
Formule d’introduction à la réponse finale sur les jours de jeûne.
Les quatre jeûnes rappelaient différents épisodes de la chute de Jérusalem. Mo‘adim tovim : « bonnes fêtes / temps fixés heureux ».
‘Od ’asher yavo’u : tournure emphatique / elliptique, « encore il arrivera que viendront… ».
Nelkhah halokh : infinitif absolu renforçant l’impératif, « allons vraiment / allons donc ». Leḥallot pene : « implorer / adoucir la face ».
Goyim ‘atsumim : « nations fortes / puissantes ». Le mouvement cultuel décrit dépasse les petites communautés voisines.
Heḥeziqu bikhnaf : « saisir le pan / l’aile du vêtement ». La répétition we-heḥeziqu renforce le geste. ‘Immākhem est pluriel : le Juif individuel représente un peuple auquel les nations veulent se joindre.