Zacharie
IntroductionZacharie 3
Analyse du texte source · restitution Philologique
Hassatan porte l’article : « l’adversaire / l’accusateur », fonction judiciaire plutôt que nom propre nécessairement. Leshteno reprend la même racine s-ṭ-n : « pour l’accuser / s’opposer à lui ».
Yig‘ar YHWH bekha est un jussif : « que YHWH te réprimande ». ’Ud muṣṣal me’esh : « tison arraché / sauvé du feu », métaphore d’un reste préservé du jugement.
Begadim tso’im : « vêtements souillés », adjectif de la racine liée aux excréments ; l’image est volontairement forte et prépare l’explication explicite de la faute au v. 4.
He‘evarti me‘alekha ‘awonekha : « j’ai fait passer de dessus toi ton iniquité ». Maḥalaṣot désigne des vêtements changés / de fête / de cérémonie ; le contraste avec les vêtements souillés commande la restitution.
Tsānif est un turban / couvre-chef. La première personne wa’omar, « et je dis », est celle du prophète dans le MT ; quelques traditions ont proposé une autre lecture, mais le texte reçu est clair.
Wayya‘ad est Hifil de ‘-w-d : « attester / avertir solennellement / sommer ». Il introduit une parole d’engagement et de responsabilité.
Tadin ’et-beti peut signifier « tu jugeras / administreras ma maison ». Mahalekhim, pluriel de maḥlekh, est rare : « passages / accès / ceux qui marchent ». Le contexte suggère un droit de passage parmi les assistants célestes.
’Anshei mofet : « hommes de signe / présage ». Ṣemaḥ signifie « pousse / germe » et devient ici un titre. Le contexte prophétique davidique permet « le Germe » sans résoudre à lui seul toutes les identifications messianiques ultérieures.
‘Al ’even ’aḥat shiv‘ah ‘einayim : « sur une pierre, sept yeux ». Mefatteaḥ pittuḥah : verbe et nom de même racine, « je grave sa gravure ». La relation exacte de la pierre au Temple, au Germe ou au regard divin reste ouverte dans ce verset.
Tiqqer’u ’ish lere‘ehu : « vous appellerez chacun son prochain ». « Sous la vigne et sous le figuier » est une formule de sécurité rurale et de prospérité paisible.