Zacharie
IntroductionZacharie 3
Nuances du texte source · restitution Déployée
La vision prend la forme d’une scène judiciaire céleste : Josué, le grand prêtre, comparaît devant l’ange du SEIGNEUR, tandis que « le satan », c’est-à-dire l’accusateur, se place à sa droite pour porter l’accusation.
L’accusation est rejetée au nom du choix renouvelé de Jérusalem. Josué représente un peuple qui a traversé le feu du jugement et en a été sauvé comme un morceau de bois retiré des flammes.
L’état du grand prêtre est rendu visible par ses vêtements couverts de souillure : dans la scène symbolique, ils représentent la faute qui le rend impropre au service sacré.
Le changement de vêtements interprète lui-même le symbole : retirer les habits souillés signifie enlever la faute de Josué ; lui donner des vêtements somptueux signifie le rétablir dans une dignité sacerdotale purifiée.
Zacharie intervient dans la vision pour demander que la restauration sacerdotale soit complète : le turban pur, pièce de la tenue sacerdotale, est placé sur la tête de Josué avec les nouveaux vêtements.
Une fois Josué purifié et revêtu, l’ange du SEIGNEUR lui adresse une charge solennelle qui conditionne l’exercice de sa mission sacerdotale.
Le rétablissement de Josué n’abolit pas l’exigence d’obéissance : s’il demeure fidèle aux voies et au service confié par Dieu, il exercera l’autorité dans le Temple et recevra même un accès auprès des êtres célestes présents dans la vision.
Josué et les prêtres autour de lui ne sont pas seulement restaurés pour eux-mêmes : ils constituent un signe annonçant une œuvre future. Dieu promet la venue de son serviteur désigné par le titre symbolique « Germe », figure de renouvellement davidique.
Un second symbole est placé devant Josué : une pierre marquée de sept « yeux », image dont le sens précis reste discuté mais qui sera reprise en 4,10. Dieu lui-même en grave le signe et promet l’effacement de la faute du pays en un jour.
Le tableau s’achève par une image traditionnelle de paix et de sécurité : chacun pourra accueillir son voisin sous sa vigne et son figuier, sans menace ni peur.