Zacharie
IntroductionZacharie 2
Analyse du texte source · restitution Philologique
Qeranot, « cornes », image conventionnelle de puissance, notamment militaire ou politique. Le nombre quatre suggère une totalité orientée vers les quatre directions, sans identifier à lui seul quatre royaumes précis.
Zeru, Piel de z-r-h, « disperser / vanner ». La triple mention Juda, Israël, Jérusalem élargit la portée du symbole au peuple et à sa capitale.
Ḥarashim peut désigner artisans, forgerons, ouvriers du métal ou du bois. Le choix « artisans » garde la généralité du terme ; leur fonction est explicitée au v. 4.
Kefi ’ish lo-nasa’ rosho : litt. « de sorte qu’aucun homme ne levait sa tête ». Leyaddot : Hifil rare de y-d-h, ici « jeter / abattre ». La répétition qeren, « corne », rend visible le renversement symbolique.
Ḥevel middah : « corde de mesure ». La mesure peut ailleurs annoncer jugement ou construction ; ici le contexte immédiat conduit à l’agrandissement de Jérusalem.
Lamed et resh indiquent l’objectif : lamod, « mesurer ». Kammah roḥbah ... kammah ’orkah : « combien sa largeur, combien sa longueur ».
Yoṣe’ ... yoṣe’ : deux participes du même verbe « sortir », donnant à la scène un mouvement simultané. Le second ange porte l’ordre du v. 8.
Perazot signifie localités ouvertes, non fortifiées, « campagnes / villages sans murailles ». Le singulier collectif ’adam et behemah exprime l’abondance humaine et animale.
Ḥomat ’esh saviv : « muraille de feu autour ». Ulekhavod ’ehyeh betokhah : « et comme gloire je serai en son milieu », image de présence divine protectrice et habitante.
Hôy hôy est une interjection d’appel pressant. Perasti peut signifier « j’ai étendu / dispersé ». Ke’arba‘ ruḥot hashamayim : « comme les quatre vents des cieux », image d’une dispersion universelle.
Yoshevet bat-Bavel est syntaxiquement condensé : soit « toi qui habites chez la fille de Babylone », soit « habitante, fille de Babylone ». Dans le contexte, Sion est interpellée comme résidant encore à Babylone.
’Aḥar kavod shelaḥani est une expression obscure : « après la gloire, il m’a envoyé ». Bevavat ‘eino : « dans la pupille / prunelle de son œil ». Le suffixe est « son œil » dans le MT ; plusieurs traditions ont cherché à éviter l’anthropomorphisme.
Menif ’et-yadi : « je balance / brandis ma main », geste de jugement. Le‘avdeihem : « pour leurs serviteurs », ceux qui leur étaient soumis deviennent bénéficiaires de leur dépouille.
Ronni wesimḥi : deux impératifs féminins, « crie [de joie] et réjouis-toi ». Weshakhanti vetokhekh : « j’habiterai en ton milieu », vocabulaire de présence divine.
Nilwu ’el-YHWH : « ils se joindront / s’attacheront à YHWH ». Wehayu li le‘am : formule d’alliance, « ils seront pour moi comme peuple / ils deviendront mon peuple ».
Naḥal YHWH ’et-Yehudah ḥelqo : litt. « YHWH héritera / prendra en possession Juda, sa part ». ’Admat haqqodesh, « sol de la sainteté », est une des rares expressions bibliques proches de « Terre sainte ».
Has : interjection impérative « silence ! ». Kol basar, « toute chair », désigne l’ensemble des êtres humains ou créatures. Ne‘or, Niphal de ‘-w-r, « il s’est éveillé / mis en mouvement ».