Zacharie
IntroductionZacharie 1
Analyse du texte source · restitution Philologique
La datation est au huitième mois de l’an 2 de Darius. Haya devar-YHWH ’el-Zekharyah : « la parole de YHWH fut / advint vers Zacharie ». Ben peut marquer fils ou descendant dans la généalogie.
Qaṣaf YHWH ... qeṣef : construction avec nom de même racine, litt. « YHWH s’est irrité d’une irritation », intensification : « fortement / violemment irrité ».
Shuvu ’elay ... we’ashuv ’aleikhem : reprise du verbe shuv, « revenez à moi / je reviendrai à vous ». Ne’um introduit l’oracle divin.
Hannevi’im harishonim : « les prophètes premiers / antérieurs ». Darkheikhem ... ma‘aleleikhem : « vos voies ... vos actions ». Le MT présente une variante graphique qere/ketiv autour de ma‘alaleikhem, sans incidence majeure sur le sens.
Deux questions rhétoriques : les pères sont morts ; les prophètes ne sont pas immortels. L’opposition prépare le contraste du v. 6 entre les personnes qui passent et la parole qui atteint son but.
Hissigu, Hifil de n-s-g, « atteindre / rattraper ». Wayyashuvu peut signifier « ils revinrent / se repentirent » ou simplement « ils répondirent / revinrent [sur leur jugement] ». Zamam : « projeter / décider ».
Le texte redonne une formule chronologique précise : 24 Shebat, an 2 de Darius. La forme Bérékiahou est plus longue que Bérékia au v. 1, simple variation onomastique.
Bammeṣulah est « dans la profondeur / le creux », parfois rendu « ravin ». Seruqqim est une couleur équine rare : probablement « fauves / alezans / tachetés », distincte d’adummim « rouges » et levanim « blancs ».
Hammal’akh haddover bi signifie litt. « l’ange qui parlait en / avec moi » ; la formule désigne l’ange interprète. Mah ’elleh est litt. « que sont ceux-ci ? », naturel en français : « qui sont-ils ? ».
Lehit-hallekh ba’areṣ, Hitpael de h-l-k : « parcourir / aller et venir dans la terre ». L’homme des myrtes prend la parole avant d’être identifié au v. 11 par relation avec « l’ange de YHWH ».
Yoshevet weshōqaṭet : « elle est assise / demeure et elle est tranquille ». Dans le contexte, le calme du monde impérial n’est pas présenté comme le plein accomplissement du salut de Jérusalem.
‘Ad matai marque la plainte « jusqu’à quand ? ». Zeh shiv‘im shanah : « ces soixante-dix années ». Le nombre renvoie à la durée prophétique de la domination/jugement babylonien, sans exiger ici un calcul chronologique autonome.
Devarim tovim, devarim niḥumim : répétition nominale emphatique, « paroles bonnes, paroles de consolations ». Le contenu est développé aux vv. 14-17.
Qinne’ti ... qin’ah gedolah : verbe et nom de même racine, « j’ai été jaloux d’une grande jalousie ». Qin’ah peut exprimer zèle ardent, attachement exclusif ou jalousie d’alliance.
Haggoyim hasha’anannim : « les nations tranquilles / insouciantes / sûres d’elles ». ‘Azru lera‘ah, litt. « elles ont aidé pour le mal », probablement elles ont aggravé le désastre au-delà du jugement voulu.
Shavti lirushalayim beraḥamim : parfait pouvant être performatif/prophétique, « je suis revenu / je reviens ». Qaw est le cordeau de mesure du bâtisseur, image de reconstruction, non de destruction ici.
Tefutsenah ‘arai miṭṭov : litt. « mes villes se répandront / déborderont de bien ». La triple répétition de ‘od, « encore / de nouveau », structure la promesse de restauration.