Zacharie

Introduction

Zacharie 1

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Au huitième mois de la deuxième année du règne de Darius, le SEIGNEUR adressa sa parole au prophète Zacharie, fils de Bérékia et descendant d’Iddo :

Le SEIGNEUR rappelle d’abord la gravité du passé : son indignation contre vos pères fut intense.

L’appel repose sur le verbe « revenir » répété : tournez-vous de nouveau vers moi, et je me tournerai de nouveau vers vous dans la relation d’alliance, dit le SEIGNEUR des armées.

Ne répétez pas l’histoire de vos pères : les prophètes antérieurs les avaient appelés à abandonner leurs comportements et leurs pratiques mauvaises, mais ils ont refusé d’écouter et même de prêter attention au SEIGNEUR.

Vos ancêtres ont disparu, et les prophètes eux-mêmes sont mortels : aucun acteur humain du passé ne demeure indéfiniment.

Les générations passent, mais la parole divine demeure efficace : les avertissements confiés aux prophètes ont fini par « rattraper » les pères dans les événements. Ceux-ci ont dû reconnaître que le jugement correspondait exactement à ce que le SEIGNEUR avait annoncé au sujet de leurs conduites.

Trois mois après le premier oracle, le vingt-quatrième jour du onzième mois, appelé Shebat, dans la deuxième année de Darius, Zacharie reçoit une nouvelle parole du SEIGNEUR, sous forme de vision nocturne.

Dans la première vision nocturne, Zacharie voit un cavalier sur un cheval rougeâtre, immobile au milieu de myrtes situés dans un endroit bas ou profond. D’autres chevaux, de différentes couleurs, se tiennent derrière lui.

Zacharie interroge alors l’être angélique qui lui sert d’interprète tout au long des visions. Celui-ci lui promet d’expliquer l’identité et la fonction des cavaliers.

Le cavalier placé parmi les myrtes donne lui-même l’explication : les chevaux et leurs cavaliers sont des envoyés du SEIGNEUR chargés de parcourir la terre, comme une patrouille céleste.

La patrouille céleste fait son rapport à l’ange du SEIGNEUR : elle a parcouru le monde et constate une paix générale. Cette tranquillité des nations contraste douloureusement avec Jérusalem encore meurtrie.

Face au calme des nations, l’ange du SEIGNEUR intercède : il demande quand prendra fin l’indignation qui a frappé Jérusalem et les villes de Juda pendant la période symboliquement résumée par les soixante-dix années de jugement et d’exil.

À l’intercession de l’ange répond une parole favorable : le SEIGNEUR communique à l’ange interprète des paroles de bonté et de consolation destinées à Jérusalem.

L’ange ordonne à Zacharie de rendre publique la réponse divine : le SEIGNEUR affirme son attachement passionné et exclusif à Jérusalem et à Sion, exprimé par le vocabulaire de la jalousie d’alliance.

La colère divine se tourne maintenant contre les puissances étrangères qui jouissent de leur sécurité : elles ont dépassé le rôle de châtiment permis par Dieu et ont contribué avec excès au malheur de son peuple.

Le « retour » demandé au v. 3 devient concret : le SEIGNEUR revient avec compassion vers Jérusalem. Le Temple sera reconstruit et le cordeau d’arpentage tendu sur la ville, signe d’une reconstruction urbaine ordonnée.

La restauration ne concerne pas seulement le Temple : les villes de Juda connaîtront de nouveau l’abondance. Le choix de Jérusalem, que le jugement pouvait sembler avoir annulé, est réaffirmé avec la consolation de Sion.

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