Sophonie
IntroductionSophonie 2
Analyse du texte source · restitution Philologique
Hitqosheshû waqoshû : jeu de mots à partir de q-sh-sh, « ramasser du chaume / se rassembler ». Lo nikhsaf : « non désirée », possiblement « sans honte / sans aspiration » selon l’étymologie retenue.
Terem ledet ḥoq : « avant qu’enfante le décret ». Ḥaron ’af : litt. « brûlure du nez », idiome de colère intense.
‘Anwê ha’arets : humbles / pauvres pieux. ’Ulay : « peut-être », marque une espérance sans automatisme. Tissateru : Niphal, « être cachés / mis à l’abri ».
Le texte joue sur les noms : ‘Azzah / ‘azuvah, ‘Eqron / te‘aqer. « À midi » suggère une chute inattendue à l’heure où l’on suspend normalement l’activité.
Ḥevel hayyam : « bande / région du littoral ». Keretim est associé ailleurs aux Philistins. Me’en yoshev : « faute d’habitant / sans habitant ».
Newot kerot ro‘im : texte difficile ; kerot peut évoquer des « excavations / abris » ou être lié à un toponyme. L’idée pastorale est certaine.
Paqad peut signifier « visiter favorablement ». Weshav shevitam est une formule de restauration : « ramener leur captivité / restaurer leur sort ».
Wayyagdilu ‘al-gevulam : « ils se sont grandis / vantés contre leur frontière », probablement prétention territoriale et orgueil verbal.
Mimshaq ḥarul est rare : probablement « possession / étendue d’orties ». Mikhreh melaḥ : « excavation / carrière de sel ». She’erit et yeter développent le motif du reste.
Taḥat ge’onam : « en échange / à cause de leur orgueil ». Le v. 10 reprend le vocabulaire du v. 8 pour fermer l’oracle.
Razah : « amaigrir / faire dépérir ». ’Ish mimmeqomo : « chacun depuis son lieu », détail remarquable dans la vision d’un culte universel.
Ḥalelê ḥarbi : « transpercés / tués de mon épée ». Le pronom final hem, « eux », produit une construction abrupte.
Tsiyyah kammidbar : « aridité comme le désert ». La succession géographique construit un encerclement symbolique des nations.
Qa’at et qippod sont des animaux difficiles à identifier, traditionnellement pélican/chouette et hérisson. ’Arzah ‘erah : probablement « il a mis à nu le cèdre / les boiseries de cèdre ».
’Ani we’afsi ‘od est idiomatique : « moi, et rien d’autre / personne à part moi ». Yishroq : siffler, geste de stupeur ou mépris devant une ruine exemplaire.