Sophonie
IntroductionSophonie 1
Analyse du texte source · restitution Philologique
La chaîne généalogique compte quatre générations après Sophonie. Ḥizqiyyah peut être le nom royal Ézéchias, mais le texte ne dit pas explicitement « le roi ».
’Asof ’asef : infinitif absolu + yiqṭol, intensification : « supprimer entièrement / balayer ». Ha’adamah est le sol, la terre cultivable.
Hammakhshélot est rare ici : « obstacles / causes de chute », parfois interprété comme « idoles ». La séquence humain–bête–oiseaux–poissons accentue la portée universelle.
Kemarim désigne des prêtres de cultes idolâtres, mot distinct de kohanim. « Le reste du Baal » suppose un culte déjà combattu mais non éliminé.
Malkam peut être vocalisé « leur roi » ou rapproché de Milkom/Molek. Le parallélisme dénonce une double allégeance cultuelle.
Nasog me’aḥarei : « reculer de derrière ». Darash peut signifier « rechercher, consulter », notamment dans un contexte religieux.
Has est une interjection : « silence ! ». Hiqdish qeru’aw : « il a sanctifié ses appelés / invités », langage de préparation cultuelle appliqué au jugement.
Paqad ‘al signifie ici « intervenir contre / demander compte ». Malbush nokhri : « vêtement étranger », sens culturel ou cultuel incertain.
Doleg ‘al-hammiftan est obscur : « sauter par-dessus le seuil ». La proximité de 1 S 5,5 a suscité une lecture cultuelle, sans certitude.
Mishneh peut désigner le « second quartier / quartier neuf » de Jérusalem. Shever : « brisement, fracas, désastre ».
Maktesh signifie « mortier » et peut être un toponyme. ‘Am Kena‘an peut désigner les « marchands », usage attesté de kena‘ani. Netile kesef : « porteurs / chargés d’argent ».
Qofe’im ‘al-shimreihem : « figés / épaissis sur leurs lies », image vinicole de stagnation. La double négation nie toute action divine effective.
Le verset reprend une formule de malédiction connue notamment de Dt 28 : bâtir / planter sans jouir du résultat.
Maher me’od peut qualifier la venue : « se hâtant beaucoup ». Mar, « amer », peut se rapporter à la voix ou à la détresse du jour ; le rythme est volontairement heurté.
‘Evrah : fureur débordante. Tsarah / metsuqah et sho’ah / mesho’ah sont des paires intensives. Le parallélisme forme une véritable litanie.
Teru‘ah peut être cri de guerre ou sonnerie d’alarme. Pinnôt gevohot : « angles / tours d’angle élevés », éléments défensifs des murailles.
Leḥumam est difficile : probablement « leur chair / entrailles », peut-être lié à leḥem dans un sens corporel rare. Kaggelalim : « comme les excréments / déchets ».
Khalah ’akh-nivhalah : expression intensive difficile, « une fin, oui soudaine / terrifiante ». ’Erets peut signifier pays ou terre ; l’encadrement du chapitre favorise ici la portée large.