Siracide
IntroductionSiracide 4
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Mon enfant, ne prive pas le pauvre de ce qui lui permet de vivre et ne fais pas attendre inutilement celui qui dépend de ton aide.
N’ajoute pas de tristesse à celui qui a faim et n’exaspère pas quelqu’un que la détresse écrase déjà.
Quand un cœur est déjà accablé, ne lui ajoute pas encore du trouble ; si quelqu’un a besoin d’un don, ne le fais pas attendre par calcul.
Ne repousse pas la demande de celui qui souffre et ne détourne pas ton visage lorsque le pauvre vient à toi.
Ne refuse pas même ton regard à celui qui est dans le besoin, et ne lui donne pas de raison légitime de crier contre toi.
Si sa détresse le pousse à te maudire, sa plainte ne se perdra pas : son Créateur l’entendra.
Vis de manière à être estimé dans l’assemblée et sache aussi témoigner du respect à ceux qui exercent une autorité.
Quand le pauvre te parle, prête-lui réellement l’oreille et réponds-lui avec douceur, sans dureté ni mépris.
Ne reste pas spectateur de l’injustice : arrache l’opprimé à celui qui l’écrase et trouve le courage nécessaire pour rendre un jugement juste.
Sois pour les orphelins un véritable père et pour leur mère un soutien qui remplace la protection qui lui manque ; alors ta conduite ressemblera à celle d’un fils du Très-Haut, et son amour t’enveloppera avec une tendresse plus forte encore que celle d’une mère.
La sagesse fait grandir ceux qu’elle considère comme ses enfants et prend en charge ceux qui la recherchent.
Aimer la sagesse, c’est aimer la vie ; ceux qui la cherchent avec empressement découvrent une joie qui les remplit.
Celui qui s’attache fermement à la sagesse reçoit la gloire en héritage, et les lieux où elle entre deviennent lieux de bénédiction.
Servir la sagesse revient à servir le Saint lui-même ; ceux qui aiment la sagesse découvrent qu’ils sont aimés du Seigneur.
Celui qui se laisse enseigner par la sagesse acquiert du discernement pour juger ; celui qui lui prête attention peut demeurer avec assurance.
Si tu fais confiance à la sagesse, elle deviendra pour toi un héritage, et ce bien pourra se transmettre à ceux qui viennent après toi.
Au début, la sagesse peut te conduire par une route exigeante : elle mettra à l’épreuve tes peurs, te disciplinera et vérifiera ta fidélité jusqu’à savoir si elle peut te confier davantage.
Après ce temps d’épreuve, elle reviendra vers toi par un chemin plus droit, te donnera de la joie et ouvrira devant toi ce qu’elle tenait encore secret.
Mais si tu choisis de t’égarer, la sagesse cessera de te protéger et te laissera aller vers la chute que tu as choisie.
Apprends à reconnaître le moment juste, tiens-toi loin du mal et ne sois pas honteux de rester fidèle à ce que tu sais juste pour toi-même.
Toute honte n’est pas bonne : certaines hontes poussent au péché, tandis qu’une juste pudeur peut conduire à l’honneur et à la grâce.
Ne favorise personne au prix de ta conscience et ne laisse pas la peur du regard des autres te conduire à ta propre ruine.
Quand une parole peut réellement sauver, défendre ou secourir, ne choisis pas le silence.
La sagesse finit par se reconnaître dans la manière de parler, et l’instruction reçue se révèle dans l’usage que l’on fait de sa langue.
Ne combats pas la vérité pour sauver ton orgueil ; reconnais plutôt avec honnêteté ce que tu ignores encore.
N’aie pas honte de reconnaître tes péchés ; vouloir nier l’évidence serait aussi vain que de prétendre faire remonter un fleuve contre son courant.
Ne te soumets pas à la folie d’un homme insensé et ne déforme pas ton jugement simplement pour plaire à quelqu’un de puissant.
Tiens ferme pour la vérité, même si cette fidélité doit te coûter très cher ; le Seigneur Dieu se tiendra lui-même à tes côtés dans le combat.
Ne sois pas prompt à parler et lent à agir : que tes actes ne soient pas constamment en retard sur tes paroles.
Dans ta propre maison, ne transforme pas ton autorité en intimidation ; ne sois pas pour ceux qui dépendent de toi comme un lion qui inspire la peur.
Ne tends pas volontiers la main lorsqu’il s’agit de recevoir pour ensuite la refermer dès qu’il faut rendre ou donner.