Siracide

Introduction

Siracide 39

Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase

Le scribe, lui, consacre son temps à la Loi du Très-Haut, à la sagesse des anciens et à l’étude des prophètes.

Il recueille les paroles reconnues et cherche à comprendre les subtilités des maximes.

Il travaille le sens caché des proverbes et des énigmes.

Son activité peut le conduire auprès des dirigeants et jusque chez les nations, où il observe les conduites humaines.

Mais chaque matin, il commence par tourner son cœur vers son Créateur et par demander pardon.

Si le Seigneur le veut, il reçoit un esprit d’intelligence et devient capable de répandre une parole de sagesse.

Dieu dirige alors son conseil et son savoir jusque dans l’exploration des réalités cachées.

Le scribe transmet son enseignement et place sa fierté dans la Loi de l’alliance.

Une telle sagesse peut survivre à la personne et garder son nom vivant de génération en génération.

Sa réputation peut même dépasser son propre peuple.

Qu’il vive longtemps ou qu’il meure tôt, l’œuvre accomplie garde sa valeur.

Ben Sira annonce alors qu’il va encore parler, rempli intérieurement comme la lune lorsqu’elle est pleine.

Il appelle les fidèles à fleurir comme une rose près de l’eau.

Qu’ils répandent un parfum agréable, fleurissent et fassent monter leur louange vers le Seigneur.

La louange doit engager voix, chant et instruments.

Toutes les œuvres du Seigneur sont bonnes dans l’ordre et le moment qui leur conviennent.

À sa parole, même les eaux reçoivent leur place.

Ce qu’il ordonne s’accomplit et personne ne peut empêcher son salut.

Toutes les œuvres humaines restent également devant son regard.

Rien de ce qui paraît extraordinaire à l’être humain ne dépasse Dieu.

Ne conclus donc pas trop vite qu’une réalité créée est inutile simplement parce que tu n’en comprends pas encore le rôle.

La bénédiction de Dieu peut se répandre comme un fleuve sur une terre sèche.

Mais le même ordre de la création est décrit comme pouvant devenir jugement pour les nations injustes.

Les chemins de Dieu deviennent droits pour le fidèle et obstacles pour celui qui refuse la Loi.

Le livre exprime ici sa théologie de rétribution : les biens pour le juste, les réalités de jugement pour le pécheur.

Parmi les biens essentiels de la vie antique, il compte eau, feu, fer, sel, farine, miel, lait, vin, huile et vêtement.

Ces réalités sont bonnes dans leur juste usage, mais peuvent devenir malheur dans une vie désordonnée.

Le texte personnifie aussi certaines forces destructrices comme instruments du jugement.

Feu, grêle, famine et mort sont ainsi intégrés à sa théologie antique de la rétribution.

Il en va de même des bêtes dangereuses, des serpents et de l’épée ; cette lecture théologique ne doit pas devenir une explication scientifique universelle des catastrophes.

Dans le langage du livre, toutes ces forces demeurent soumises au moment fixé par Dieu.

Ben Sira dit avoir longuement réfléchi à ces choses avant de les mettre par écrit.

Il revient alors à son affirmation fondamentale : les œuvres du Seigneur sont bonnes et il pourvoit au besoin au temps voulu.

Ne juge pas trop vite qu’une chose est pire qu’une autre : son rôle peut apparaître seulement au moment juste.

La réflexion s’achève en louange : bénissez le Seigneur de tout votre cœur et de toute votre bouche.

Réseau biblique

Parallèles

Outil de lecture

Dictionnaire

Exploration du corpus

Concordance

Un mot isolé est recherché comme mot entier ; plusieurs mots comme expression continue.

Sélectionnez un mot dans le texte ou saisissez un terme.

Langues sources

Lexique

Hébreu : lemmatisation et morphologie OSHB/WLC pour le corpus actuellement publié.

Depuis un verset, « Lexique du verset » affiche directement ses termes sources.

Contexte historique

Histoire & archéologie

Sélectionnez un verset pour afficher son contexte.

Bureau d’exégète

Dossier du passage