Sagesse
IntroductionSagesse 15
Lecture publique et écoute · restitution Proclamation
Toi, notre Dieu : bon, vrai, patient, gouvernant tout avec miséricorde.
Même pécheurs, nous sommes à toi ; mais sachant que nous t’appartenons, nous ne voulons pas pécher.
Te connaître : justice parfaite. Connaître ta puissance : racine d’immortalité.
Ni l’invention humaine ni la peinture trompeuse ne nous ont égarés.
Le fou désire ce qui n’a ni souffle ni vie.
Fabricants, admirateurs, adorateurs : tous aiment ce qui est mauvais et en partagent l’espérance.
Une même argile devient vase noble ou objet vulgaire ; le potier en décide l’usage.
De la même argile il fait un “dieu” — lui-même retournera bientôt à la terre.
Il oublie sa propre mort ; son ambition est de rivaliser avec les artisans du luxe et de fabriquer du faux.
Cendre, son cœur ; poussière, son espérance ; argile, sa vie.
Il fabrique des idoles, mais ne reconnaît pas Celui qui l’a façonné et lui a donné le souffle.
Pour eux, la vie est jeu et commerce : gagner partout, même par le mal.
Il sait qu’il pèche : de terre il fait des objets fragiles et des idoles.
Les oppresseurs de ton peuple furent plus insensés qu’un enfant.
Ils appellent dieux ce qui ne voit, ne respire, n’entend, ne touche ni ne marche.
Un mortel au souffle emprunté fabrique des dieux : aucun homme ne peut faire un dieu égal à lui.
Le mortel fabrique du mort : lui a vécu, ses dieux jamais.
Ils adorent même les animaux les plus répugnants et les plus stupides.
Même comme animaux, ils n’ont rien qui attire ; ils sont hors de la louange et de la bénédiction.