Sagesse
IntroductionSagesse 16
Lecture publique et écoute · restitution Proclamation
Par les créatures mêmes qu’ils avaient dévoyées, ils furent justement punis.
Eux furent tourmentés ; ton peuple, tu l’as nourri d’un mets inattendu : les cailles.
Chez eux, le dégoût détruit l’appétit ; chez les tiens, la privation brève s’achève en nourriture inattendue.
Aux tyrans, la détresse sans issue ; aux tiens, seulement le spectacle du châtiment de leurs ennemis.
Les serpents mordaient, la mort venait — mais ta colère ne dura pas jusqu’au bout.
Un instant de détresse, puis un signe de salut : pour qu’ils se souviennent de ta Loi.
Le regard n’était pas sauveur ; toi seul, Sauveur de tous, tu guérissais.
Ainsi même nos ennemis ont su : toi seul délivres de tout mal.
Sauterelles et mouches les frappèrent sans remède : leur châtiment leur correspondait.
Les crocs venimeux ne vainquirent pas tes enfants : ta miséricorde les guérit.
La morsure rappelait ta parole ; la guérison rapide empêchait l’oubli.
Ni herbe ni remède : ta Parole, Seigneur, guérit tout.
Vie et mort sont dans ta main : tu fais descendre au séjour des morts, tu fais remonter.
L’homme peut tuer ; il ne peut rendre le souffle ni libérer l’âme captive.
Nul n’échappe à ta main.
Ils refusaient de te connaître : pluie, grêle et feu les poursuivirent sous la force de ton bras.
Dans l’eau même, le feu redoublait : l’univers combat pour les justes.
Le feu épargnait les bêtes du châtiment : signe qu’elles obéissaient au jugement de Dieu.
Et parfois, dans l’eau, le feu surpassait le feu pour détruire les récoltes des injustes.
Ton peuple reçut du ciel la nourriture des anges : un pain sans travail, riche de toute saveur.
Ta nourriture révélait ta douceur : elle répondait au désir de chacun.
Neige et glace ne fondaient pas : le feu de la grêle avait détruit les récoltes ennemies.
Le feu oubliait sa force pour nourrir les justes.
La création te sert : dure envers l’injustice, douce envers ceux qui se confient en toi.
La création se transformait pour servir ton don nourricier selon le besoin de chacun,
L’homme ne vit pas seulement des fruits de la terre : ta Parole garde ceux qui croient en toi.
Le feu ne le détruisait pas ; un simple rayon de soleil le faisait fondre.
Avant le soleil, rends grâce ; à l’aurore, viens vers Dieu dans la prière.
L’espérance de l’ingrat fond comme le givre et s’écoule comme une eau perdue.