Psaumes
IntroductionPsaumes 66
Analyse du texte source · restitution Philologique
Au chef de chœur. Chant. Psaume. Acclamez Dieu, toute la terre !
Chantez la gloire de son nom ; donnez gloire à sa louange.
Dites à Dieu : « Que tes œuvres sont redoutables ! Devant l’abondance de ta force, tes ennemis te k-ḥ-š. » [k-ḥ-š peut exprimer le mensonge ou une soumission feinte : l’obéissance des ennemis n’est pas nécessairement sincère.]
Toute la terre se prosterne devant toi et chante pour toi ; elle chante ton nom. Sélah.
Venez et voyez les œuvres de Dieu : il est redoutable dans ses actions envers les fils d’Adam.
Il a changé la mer en terre sèche ; le fleuve, ils l’ont traversé à pied. Là, réjouissons-nous en lui.
Il gouverne par sa puissance pour toujours ; ses yeux surveillent les nations. Que les rebelles ne s’élèvent pas ! Sélah. [ketiv/qeré sur le verbe]
Peuples, bénissez notre Dieu ; faites entendre la voix de sa louange.
Il place notre être parmi les vivants et ne laisse pas nos pieds chanceler.
Car tu nous as éprouvés, ô Dieu ; tu nous as affinés comme on affine l’argent.
Tu nous as fait entrer dans la metsûdâ ; tu as placé une compression sur nos reins. [metsûdâ est difficile ici : piège/filet, retranchement ou lieu resserré. Le second membre évoque une contrainte pesant physiquement sur les reins.]
Tu as fait chevaucher un humain sur notre tête ; nous sommes passés dans le feu et dans l’eau ; tu nous as fait sortir vers la rewâyâ. [rewâyâ évoque saturation, abondance, espace de soulagement après l’épreuve.]
J’entrerai dans ta maison avec des holocaustes ; j’accomplirai envers toi mes vœux,
ceux qu’ont ouverts mes lèvres et qu’a prononcés ma bouche dans ma détresse.
Je ferai monter pour toi des holocaustes de bêtes grasses, avec la fumée des béliers ; j’offrirai gros bétail et boucs. Sélah.
Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu ; je raconterai ce qu’il a fait pour mon être.
Vers lui, ma bouche a crié ; une exaltation était sous ma langue. [Construction inhabituelle : « sous ma langue » fait de la louange quelque chose de déjà présent au moment même du cri.]
Si j’avais regardé le mal dans mon cœur, le Seigneur ne m’aurait pas entendu.
Mais Dieu a entendu ; il a été attentif à la voix de ma prière.
Béni soit Dieu, qui n’a écarté ni ma prière ni son ḥesed loin de moi. [La conclusion associe l’exaucement concret de la prière au ḥesed divin.]