Psaumes
IntroductionPsaumes 51
Analyse du texte source · restitution Philologique
Au chef de chœur. Psaume de David.
Lorsque Nathan le prophète vint à lui, après qu’il fut allé vers Bethsabée. [litt. : après qu’il fut entré vers Bath-Shéba]
Fais-moi grâce, Dieu, selon ton ḥesed ; selon l’abondance de tes raḥamîm, efface mes pešaʿîm. [Trois champs distincts : fidélité bienveillante / compassions / révoltes-transgressions.]
Harbēh lave-moi de mon ʿāwôn, et de ma ḥaṭṭāʾt purifie-moi. [ʿāwôn : faute/perversité et sa charge ; ḥaṭṭāʾt : péché/manquement.] [Ketiv : forme intensive/adverbiale « abondamment » ; qeré : impératif « multiplie ». Les deux renforcent la demande de lavage.]
Car mes révoltes, moi, je les connais, et mon péché est sans cesse devant moi.
Contre toi, toi seul, j’ai péché ; ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi tu es juste quand tu parles, pur quand tu juges.
Voici : dans ʿāwôn j’ai été enfanté, et dans ḥeṭʾ ma mère m’a conçu. [Le vers ne précise pas à qui attribuer le péché ; éviter d’y importer directement une doctrine du péché originel.]
Voici : tu prends plaisir à ʾemet baṭṭuḥôt ; et dans le secret tu me fais connaître la sagesse. [ṭuḥôt / sāṯum : termes rares pour l’intériorité cachée ; localisation exacte discutée.]
Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi, et je serai plus blanc que neige.
Fais-moi entendre joie et allégresse ; qu’ils exultent, les os que tu as broyés.
Cache ta face loin de mes péchés, et toutes mes fautes, efface-les.
Un cœur pur, crée pour moi, Dieu ; et un rûaḥ nāḵôn, renouvelle au-dedans de moi. [brʾ « créer » avec Dieu pour sujet ; nāḵôn = ferme, établi, stable/disposé.]
Ne me rejette pas loin de ta face ; et rûaḥ qodšĕkā, ne le retire pas de moi. [Litt. « le souffle/esprit de ta sainteté » ; « esprit saint » est une résolution traditionnelle.]
Rends-moi la joie de ton salut ; et par un rûaḥ nĕdîḇâ soutiens-moi. [nĕdîḇâ : volontaire, noble, généreux, librement disposé.]
J’enseignerai tes chemins aux révoltés, et les pécheurs reviendront vers toi.
Délivre-moi de dāmîm, Dieu, Dieu de mon salut ; ma langue criera ta justice. [dāmîm, pluriel « sangs », désigne le sang versé et/ou la culpabilité de sang.]
Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.
Car tu ne prends pas plaisir au sacrifice, sinon je le donnerais ; l’holocauste ne t’agrée pas.
Les sacrifices de Dieu : un rûaḥ brisé ; un cœur brisé et écrasé, Dieu, tu ne le mépriseras pas. [Parallélisme rûaḥ / cœur ; langage sacrificiel métaphorique.]
Dans ta faveur, fais du bien à Sion ; rebâtis les murailles de Jérusalem.
Alors tu prendras plaisir aux sacrifices de justice, à l’holocauste et à l’offrande entière ; alors on fera monter des taureaux sur ton autel.