Michée
IntroductionMichée 4
Analyse du texte source · restitution Philologique
Be’aḥarit hayyamim : « dans l’après / la suite des jours », formule eschatologique ouverte.
Yorenu middrakhaw : « il nous instruira à partir de ses chemins ». Torah garde ici son sens d’instruction divine.
Kittetu : marteler / battre pour transformer. Le parallèle se retrouve en Is 2,4.
Formule classique de sécurité et de prospérité agraire.
La tension avec 4,2-3 peut refléter perspective présente/future plutôt qu’une contradiction.
Hatssole‘ah et hanniddaḥah sont féminins collectifs, personnifiant le peuple blessé et dispersé.
Nahla’ah : épuisée / éloignée, terme difficile. Le sujet collectif entraîne alternance de genres.
Migdal-‘Eder et ‘Ofel peuvent être toponymes ou images : tour du troupeau et hauteur fortifiée.
Rea‘ peut être cri / clameur. Le motif de l’enfantement se poursuit au v.10.
Goḥi : pousser / faire sortir, terme d’accouchement. Le texte associe exil et délivrance dans la même trajectoire.
Teḥenaf : être profanée / souillée. Taḥaz : contempler avec satisfaction hostile.
Goren : aire où l’on bat et sépare le grain.
Heḥeramti : vouer / consacrer, possiblement au ḥerem. L’image reste celle du battage agricole.
Titgodeddi peut venir de g-d-d « se rassembler en troupe » ou g-d-d « se taillader ». Le contexte militaire favorise souvent « rassemble tes troupes ».