Lévitique

Introduction

Lévitique 7

Analyse du texte source · restitution Philologique

Torat ha’asham : instruction de l’offrande de réparation. Qodesh qadashim, « sainteté de saintetés », indique son degré rituel élevé.

Le lieu d’abattage de l’asham est assimilé à celui de la ‘olah ; le sang est zaraq, aspergé/projeté autour de l’autel.

’Alyah désigne la queue grasse du mouton, importante dans l’anatomie sacrificielle du Proche-Orient ancien.

Yoteret ‘al-hakkaved : appendice/lobe associé au foie ; l’identification anatomique précise demeure discutée.

’Isheh est l’offrande consumée par le feu ; le verset réaffirme que ce rite particulier est un ’asham.

La consommation est réservée aux mâles du sacerdoce et à un maqom qadosh, lieu saint.

Torah aḥat, « une seule instruction », rapproche juridiquement ḥaṭṭā’t et ’asham quant à la part sacerdotale.

La peau de la ‘olah constitue ici la part du prêtre officiant ; l’animal est brûlé mais la peau ne l’est pas.

Les trois modes de cuisson renvoient à Lv 2 : tannur, marḥeshet et maḥavat.

’Ish ke’aḥiw, « un homme comme son frère », exprime une répartition égale entre fils d’Aaron.

Le chapitre passe à torat zevaḥ hash-shelamim, instruction du sacrifice de paix/bien-être/intégrité.

Todah signifie action de grâce/remerciement. Murbeket reste un terme culinaire difficile, probablement une préparation travaillée avec huile.

Le pain levé est admis dans l’accompagnement de la todah, contrairement à ce qui est brûlé sur l’autel selon Lv 2.

Terumah désigne une contribution prélevée/élevée ; une pièce de chaque type revient au prêtre officiant.

La todah doit être consommée le jour même : sa temporalité rituelle est plus stricte que celle du vœu ou don volontaire.

Neder = vœu ; nedavah = don volontaire. Ces deux motifs permettent une consommation jusqu’au lendemain.

Le troisième jour marque la limite absolue : le reste doit être brûlé.

Piggul est un terme rituel difficile : chose réprouvée, impropre, devenue invalide. La répétition infinitif + verbe intensifie « si vraiment on en mange ».

Tahor/ṭame’ structurent l’aptitude rituelle à consommer la viande ; la chair devenue impure doit être brûlée.

Nikretah me‘ammeha, « retranchée de ses peuples », est une sanction formulée sans préciser ici son mécanisme juridique ou divin.

Sheqets ṭame’ combine vocabulaire de répulsion rituelle et impureté ; le contact suivi de consommation entraîne le retranchement.

Nouvelle formule de parole divine introduisant l’interdit général de consommation de ḥelev, graisse sacrificielle.

Ḥelev désigne ici la graisse anatomique réservée au rite, non toute matière grasse alimentaire au sens moderne.

Nevelah : animal mort sans abattage rituel ; ṭerefah : animal déchiré. Leur graisse peut servir à un usage non alimentaire.

L’interdit vise la graisse des espèces dont on peut offrir un ’isheh à YHWH ; la sanction est le retranchement.

L’interdit du sang est généralisé aux oiseaux et au bétail dans tous les lieux d’habitation.

La répétition de kol-dam, « tout sang », renforce l’interdit sans distinguer ici ses usages particuliers.

Nouvelle formule de parole divine ouvrant la répartition des parts du sacrifice de paix.

Le donateur apporte lui-même son qorban pris sur le zevaḥ shelamim ; le texte insiste sur son implication corporelle dans le rite.

Tenufah, offrande balancée, vient de n-w-p : balancer/présenter par mouvement. La poitrine fait l’objet de ce geste devant YHWH.

La graisse est brûlée ; la poitrine revient à Aaron et ses fils : le verset distingue clairement part divine et part sacerdotale.

La cuisse droite est terumah, contribution prélevée en faveur du prêtre.

Manah signifie part/portion assignée. La cuisse droite revient spécifiquement au prêtre qui accomplit le rite du sang et de la graisse.

Ḥazeh hattenufah et shoq hatterumah fixent deux parts techniques : poitrine balancée et cuisse prélevée.

Mishḥat peut désigner la part attachée à l’onction ; le contexte explique le droit sacerdotal issu de l’installation d’Aaron et de ses fils.

Ḥuqqat ‘olam : prescription durable/perpétuelle pour les générations sacerdotales.

Résumé programmatique de Lv 1–7 : ‘olah, minḥah, ḥaṭṭā’t, ’asham, millu’im et shelamim. Millu’im signifie littéralement « remplissages » et désigne l’investiture.

La conclusion rattache l’ensemble des instructions au Sinaï et aux qurbanot d’Israël dans le désert.

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