Lévitique

Introduction

Lévitique 4

Analyse du texte source · restitution Philologique

Formule d’introduction wayyedabber YHWH ’el-Mosheh lemor : parole divine adressée à Moïse, sans nouvelle localisation précisée.

Bišgagah signifie par inadvertance, erreur ou faute non délibérée. La construction « commandements ... qui ne doivent pas être faits » définit le cadre des fautes traitées ici.

Hakkohen hammashiaḥ, « le prêtre oint », désigne ici le grand prêtre. Ḥaṭṭā’t peut nommer à la fois le péché et l’offrande rituelle de purification liée au péché.

La séquence « faire venir — appuyer la main — égorger » reprend les rites précédents, mais le taureau est ici un ḥaṭṭā’t et non un holocauste ou un sacrifice de paix.

Le sang du taureau est introduit dans la tente : distinction majeure avec les cas du chef et du particulier, où le sang reste à l’autel extérieur.

Sept aspersions sont faites vers le voile du sanctuaire. Le nombre sept marque ici la complétude rituelle ; le texte dit « devant YHWH ».

Le sang touche les cornes de l’autel de l’encens aromatique ; le reste est versé au yesod, fondement/base de l’autel de l’holocauste.

Helev est la graisse réservée. Herim, « élever/prélever », introduit la part retirée du taureau de ḥaṭṭā’t.

Reins, graisse des flancs et yoteret sur le foie reprennent l’anatomie rituelle de Lv 3 ; la cohérence lexicale est intentionnelle.

Le texte renvoie explicitement au taureau des shelāmim : la part graisseuse du ḥaṭṭā’t est traitée comme celle du sacrifice de paix.

La liste inclut peau, chair, tête, pattes, entrailles et peresh, excréments/contenu intestinal ; rien de ce reste n’est consommé dans le camp.

Le taureau est brûlé hors du camp dans un maqom tahor, lieu pur, au dépôt du deshen. Le rite distingue brûler hors camp et faire fumer sur l’autel.

‘Edah, communauté, et qahal, assemblée, apparaissent ensemble. La faute peut être collective tout en restant commise « par erreur » et d’abord cachée.

Une fois la ḥaṭṭā’t connue, le qahal apporte un jeune taureau. Le même lexème désigne encore la faute et l’offrande qui la traite.

Les anciens représentent la communauté en appuyant collectivement leurs mains sur le taureau ; le sujet de l’abattage devient ensuite impersonnel.

Comme au v.5, le prêtre oint introduit du sang dans la tente : le rite collectif reproduit celui du prêtre oint.

Les sept aspersions face au voile reprennent 4,6 presque à l’identique ; la répétition prescriptive doit rester visible.

L’autel « devant YHWH » est l’autel intérieur ; le reste du sang est versé à la base de l’autel extérieur de l’holocauste.

Toute la graisse est prélevée puis faite fumer sur l’autel ; le traitement de la graisse est parallèle au cas du prêtre oint.

Kipper ‘alehem, « faire expiation pour eux », est suivi de wenislaḥ lahem, « et il leur sera pardonné » : le résultat rituel et relationnel est explicite.

Le taureau collectif est brûlé hors du camp comme le premier. Le texte le définit comme ḥaṭṭā’t haqqahal, offrande de purification de l’assemblée.

Nasi’ est un chef, dirigeant ou prince. Son cas est distingué de celui du prêtre oint et de l’assemblée ; la faute reste bishgagah, involontaire.

Le bouc mâle est se‘ir ‘izzim, litt. « bouc des chèvres ». La connaissance ultérieure de la faute déclenche l’obligation de l’offrande.

Le bouc est égorgé au même lieu que l‘olah. La formule ḥaṭṭā’t hi’, « c’est une ḥaṭṭā’t », identifie rituellement l’animal.

Pour le chef, le sang est appliqué aux cornes de l’autel de l’holocauste, non à l’autel intérieur ; le reste est versé à sa base.

La graisse suit le modèle des shelāmim. Kipper ... meḥaṭṭato peut se rendre « faire expiation pour lui à cause de son péché » ; le pardon est explicitement annoncé.

‘Am ha’arets, « peuple du pays », désigne ici le particulier ordinaire. Nefesh aḥat, « une seule personne », individualise le cas après les responsabilités collectives.

Le particulier apporte une chèvre femelle sans défaut. La répétition de ḥaṭṭā’t dans le verset joue sur faute commise et offrande correspondante.

La personne elle-même appuie sa main puis égorge l’offrande au lieu de l‘olah ; le texte appelle directement l’animal « la ḥaṭṭā’t ».

Le rite du sang correspond à celui du chef : cornes de l’autel extérieur puis versement du reste à la base.

La graisse est retirée comme dans les shelāmim et devient reyaḥ niḥoaḥ pour YHWH. Expiation et pardon concluent le cas de la chèvre.

Le mouton/agneau peut remplacer la chèvre pour le particulier ; contrairement aux holocaustes, le texte exige ici une femelle sans défaut.

L’appui de la main et l’abattage suivent exactement la logique du v.29 ; la répétition marque l’équivalence rituelle des deux options animales.

Même application du sang qu’aux vv.25 et 30 : doigt du prêtre, cornes de l’autel de l‘olah, puis sang restant à la base.

Le chapitre se ferme par le triptyque graisse offerte — kipper, expiation — wenislaḥ, pardon. ’Ishe YHWH renvoie aux offrandes consumées déjà sur l’autel.

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