Lamentations

Introduction

Lamentations 2

Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase

Comment le Seigneur a-t-il pu couvrir Sion d’un tel nuage dans sa colère ? Il a jeté la gloire d’Israël du ciel jusqu’à terre et n’a pas épargné le lieu associé à sa présence au jour de sa colère.

Sans pitié, le Seigneur a englouti toutes les demeures de Jacob. Dans sa fureur, il a abattu les forteresses de Juda et profané le royaume comme ses princes.

Dans l’ardeur de sa colère, il a brisé toute la puissance d’Israël. Il a retiré la main qui le protégeait devant l’ennemi et a brûlé Jacob comme un feu qui dévore tout autour.

Il a tendu son arc comme un ennemi et dressé sa main comme un adversaire. Il a abattu tout ce qui réjouissait le regard et répandu sa fureur comme un incendie sur Sion.

Le Seigneur s’est présenté comme un ennemi : il a englouti Israël, détruit ses palais et ses forteresses, multipliant dans Juda la plainte et le deuil.

Il a ravagé son sanctuaire comme on arrache un jardin et détruit le lieu de ses rendez-vous. À Sion, fêtes et sabbats ont disparu ; dans sa colère, il a rejeté roi et prêtre.

Le Seigneur a repoussé son autel et abandonné son sanctuaire. Il a livré les murs des palais à l’ennemi, et les cris des envahisseurs ont résonné dans la Maison du SEIGNEUR comme autrefois les cris des fêtes.

Le SEIGNEUR avait résolu de détruire la muraille de Sion. Il a mesuré sa destruction avec précision et n’a pas retiré sa main avant de l’avoir menée à terme. Rempart et muraille dépérissent ensemble.

Les portes se sont enfoncées dans le sol et leurs barres sont brisées. Roi et princes vivent parmi les nations ; l’instruction a disparu et même les prophètes ne reçoivent plus de vision du SEIGNEUR.

Les anciens de Sion restent assis par terre sans parler. Ils ont jeté de la poussière sur leur tête et revêtu le sac ; les jeunes femmes de Jérusalem baissent le visage jusqu’au sol.

Mes yeux sont épuisés à force de pleurer, mes entrailles sont bouleversées et tout mon être se répand à terre devant la ruine de mon peuple, tandis que nourrissons et petits enfants s’effondrent sur les places.

Ils demandent à leur mère : « Où sont le grain et le vin ? » Puis ils défaillent comme des blessés dans les rues, leur vie s’écoulant contre le corps de leur mère.

Jérusalem, à quoi pourrais-je te comparer pour trouver des mots capables de te consoler ? Ta blessure est aussi vaste que la mer ; qui pourrait te guérir ?

Tes prophètes t’ont servi des visions vides et trompeuses. Ils n’ont pas mis ta faute à nu pour ouvrir un chemin de retour ; ils t’ont donné des paroles mensongères qui t’ont égarée.

Tous les passants battent des mains, sifflent et secouent la tête devant Jérusalem : « Est-ce vraiment cette ville qu’on appelait beauté parfaite et joie de toute la terre ? »

Tous tes ennemis ouvrent la bouche contre toi, sifflent et grincent des dents : « Nous l’avons engloutie ! Voilà enfin le jour que nous attendions ; nous l’avons vu de nos propres yeux ! »

Le SEIGNEUR a fait ce qu’il avait décidé ; il a accompli la parole annoncée depuis longtemps. Il a détruit sans pitié, laissé l’ennemi se réjouir et relevé la puissance de tes adversaires.

Que votre cœur crie vers le Seigneur ! Muraille de Sion, laisse couler tes larmes comme un torrent jour et nuit ; ne t’accorde aucun repos, ne laisse jamais tes yeux sécher.

Lève-toi et crie pendant la nuit, dès le début des veilles. Répands ton cœur comme de l’eau devant le Seigneur et tends les mains vers lui pour tes enfants qui s’évanouissent de faim à chaque coin de rue.

SEIGNEUR, regarde ce qui arrive : à qui as-tu déjà fait subir cela ? Des femmes doivent-elles manger les enfants qu’elles ont portés avec tendresse ? Prêtres et prophètes doivent-ils être tués jusque dans ton sanctuaire ?

Jeunes et vieux gisent à terre dans les rues. Mes jeunes femmes et mes jeunes hommes sont tombés sous l’épée. Au jour de ta colère, tu as tué et abattu sans pitié.

Tu as convoqué autour de moi toutes mes terreurs comme pour une fête. Au jour de la colère du SEIGNEUR, personne n’a pu s’échapper ni survivre ; ceux que j’avais soignés et élevés, mon ennemi les a exterminés.

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