Juges
IntroductionJuges 6
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Les Israélites recommencèrent à faire ce qui est mal aux yeux du SEIGNEUR, et ils furent livrés au pouvoir de Madian pendant sept ans.
Madian domina durement Israël, qui dut aménager des refuges dans les montagnes, les grottes et les lieux fortifiés.
Chaque fois qu’Israël semait, Madian, Amalec et les fils de l’Orient montaient contre lui.
Ils ravageaient les récoltes jusqu’aux environs de Gaza et ne laissaient presque aucune ressource.
Ils arrivaient avec leurs troupeaux, leurs tentes et leurs chameaux en nombre immense, comme des sauterelles, pour dévaster le pays.
Israël fut ainsi réduit à une grande misère et cria vers le SEIGNEUR.
Lorsque le peuple cria à cause de Madian,
le SEIGNEUR envoya un prophète qui rappela la sortie d’Égypte et la libération de la maison d’esclavage.
Il rappela aussi que Dieu avait délivré Israël de ses oppresseurs et lui avait donné leur pays.
Mais malgré l’ordre de ne pas craindre les dieux des Amorites, Israël n’avait pas écouté la voix du SEIGNEUR.
Le messager du SEIGNEUR vint alors s’asseoir sous le térébinthe d’Ophra, tandis que Gédéon battait du blé dans un pressoir pour le cacher aux Madianites.
Le messager lui apparut et lui dit : le SEIGNEUR est avec toi, vaillant guerrier.
Gédéon répondit que, si le SEIGNEUR était vraiment avec eux, il ne comprenait pas pourquoi tant de malheurs les avaient frappés ni où étaient passées les merveilles racontées par leurs pères.
Le récit passe alors du messager au SEIGNEUR lui-même, qui envoie Gédéon sauver Israël de Madian.
Gédéon objecte que son clan est faible en Manassé et qu’il est lui-même le plus insignifiant dans sa maison.
Le SEIGNEUR lui répond que sa présence suffira : Gédéon frappera Madian comme un seul homme.
Gédéon demande alors un signe confirmant l’identité de celui qui lui parle.
Il demande au visiteur d’attendre pendant qu’il va chercher une offrande.
Gédéon prépare un chevreau, des pains sans levain, la viande et le bouillon, puis les apporte sous le térébinthe.
Le messager lui ordonne de poser la viande et les pains sur le rocher et d’y verser le bouillon.
Quand le messager touche l’offrande de son bâton, un feu sort du rocher et la consume ; puis le messager disparaît.
Gédéon comprend alors qu’il a vu le messager du SEIGNEUR face à face et prend peur.
Le SEIGNEUR le rassure : paix à toi, ne crains pas, tu ne mourras pas.
Gédéon bâtit là un autel appelé YHWH-Shalom, « le SEIGNEUR est paix ».
Cette nuit-là, le SEIGNEUR lui ordonne de démolir l’autel de Baal appartenant à son père et de couper l’Ashéra qui se trouve auprès.
Gédéon doit ensuite bâtir un autel au SEIGNEUR et offrir le taureau en holocauste avec le bois de l’Ashéra abattue.
Craignant sa famille et les hommes de la ville, Gédéon exécute l’ordre de nuit avec dix serviteurs.
Au matin, les habitants découvrent l’autel de Baal démoli, l’Ashéra coupée et le sacrifice offert sur le nouvel autel.
Après enquête, ils apprennent que Gédéon est responsable.
Ils demandent alors à Joas de livrer son fils à la mort.
Joas répond que, si Baal est vraiment un dieu, il peut défendre lui-même son propre autel.
Gédéon reçoit alors le nom de Yerubbaal, interprété comme « que Baal plaide contre lui ».
Madian, Amalec et les fils de l’Orient se rassemblent ensuite dans la vallée de Yizréel.
L’esprit du SEIGNEUR revêt Gédéon, qui sonne du shofar et rassemble les Abiézérites.
Des messagers sont envoyés dans Manassé, Asher, Zabulon et Nephtali, et des hommes viennent à sa rencontre.
Gédéon demande alors à Dieu une confirmation supplémentaire de sa promesse de sauver Israël par sa main.
Il place une toison sur l’aire et demande que la rosée tombe seulement sur elle tandis que le sol reste sec.
Le lendemain, il presse la toison et en retire assez d’eau pour remplir une coupe.
Il demande encore une dernière épreuve : cette fois, que la toison reste sèche tandis que le sol soit couvert de rosée.
Dieu fait ainsi cette nuit-là : seule la toison demeure sèche.