Jonas 4

Analyse du texte source · restitution Philologique

Wayyera‘ el-Yonah ra‘ah gedolah : jeu volontaire avec le vocabulaire de 3,10.

La formule reprend Ex 34,6-7 et d’autres confessions bibliques de la compassion divine, mais omet ici l’élément de jugement.

La formule reviendra au v.8, cette fois à cause de la chaleur, ce qui accentue l’ironie narrative.

Hahetev ḥarah lakh : litt. « est-il bon que cela brûle pour toi ? », question sur la justesse de la colère.

Sukkah : hutte / cabane. Le verbe « voir » maintient Jonas dans une attente de spectacle.

Qîqāyôn est une plante non identifiée avec certitude, souvent traduite ricin. Mieux vaut conserver le terme en Philologique.

Wayman revient comme refrain narratif : Dieu « assigne » poisson, plante, ver puis vent.

Ḥarishit est rare : brûlant, desséchant ou silencieux selon analyses. L’effet est clairement accablant.

La répétition exacte de hahetev ḥarah construit la leçon finale.

Ḥasta : avoir compassion / épargner, même verbe qui gouverne la question finale.

Shtem-‘esreh ribbo : douze myriades, soit 120 000. L’expression « ne sait pas entre droite et gauche » peut désigner ignorance morale ou immaturité, sans identification certaine à des enfants.

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