Jonas
IntroductionJonas 4
Nuances du texte source · restitution Déployée
Mais cela fut pour Jonas un grand mal, et sa colère s’enflamma.
La confession la plus orthodoxe du livre devient le motif de la colère de Jonas : il connaît la miséricorde divine mais refuse qu’elle s’étende à Ninive.
Jonas préfère mourir plutôt que vivre dans un monde où l’ennemi peut recevoir miséricorde.
La question divine ne condamne pas immédiatement Jonas ; elle ouvre un espace pédagogique que le reste du chapitre va développer.
Malgré la repentance de Ninive, Jonas attend encore un possible jugement. Son abri devient poste d’observation.
La plante devient nouvel instrument pédagogique. Le même mot ra‘ah peut désigner le malaise de Jonas, créant encore un jeu avec le mal/malheur du récit.
Mais le lendemain, à l’aube, Dieu fit venir un ver qui attaqua la plante, et elle se dessécha.
La plainte du v.3 est reprise pour un motif désormais minuscule et personnel, révélant la disproportion de sa colère.
La question du v.4 revient, mais cette fois Jonas répond explicitement et radicalement.
Dieu part du propre attachement de Jonas à une réalité éphémère qu’il n’a pas créée pour élargir sa capacité de compassion.
Et moi, ne compatirais-je pas à Ninive, la grande ville, où il y a plus de cent vingt mille êtres humains qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et aussi beaucoup de bétail ? »