Joël
IntroductionJoël 2
Analyse du texte source · restitution Philologique
Hariu : pousser un cri / sonnerie d’alarme. Le parallélisme associe Sion et montagne sainte.
L’image de l’aube « étendue » sur les montagnes décrit probablement l’apparition massive de la nuée d’insectes.
Le sujet collectif « peuple » reste grammaticalement singulier dans l’hébreu.
Parallélisme visuel et dynamique.
Yeraqqedun : bondir / sautiller. La triple comparaison crée un effet sonore cumulatif.
Qibbetṣu farur : expression rare, probablement « deviennent livides / rougissent ou pâlissent » selon analyse.
Lo ye‘abbetun : ne pas fausser / dévier les trajectoires.
Be‘ad hashelaḥ yippolu lo yivtsa‘u est difficile : traverser les armes, tomber sans rompre, ou franchir les défenses. La cohésion demeure le point sûr.
La succession rapide de verbes reproduit l’irruption incontrôlable.
Imagerie théophanique / apocalyptique de l’obscurcissement céleste.
Ḥaylo : son armée / force. Oseh devaro : celui qui accomplit sa parole, collectif ou singulier représentatif.
Shuvu ‘aday : « revenez jusqu’à moi », formule de conversion relationnelle.
La formule reprend Ex 34,6 avec variations. Niḥam ‘al-hara‘ah : renoncer / se raviser au sujet de la calamité annoncée.
Mi yodea‘ : formule d’espérance humble, sans garantie automatique.
Trois impératifs brefs structurent l’appel.
Ḥuppah : dais / chambre nuptiale. L’universalité de l’appel est maximale.
Limshol-bam goyim peut signifier « pour que les nations dominent sur eux » ; d’autres comprennent « pour qu’ils deviennent proverbe parmi les nations » selon vocalisation / syntaxe.
Qinneh le : jalousie / zèle protecteur. Ḥamal : épargner, avoir compassion.
Les trois produits de 1,10 sont explicitement restaurés.
Hatsfoni : « celui du nord ». Hayyam haqqadmoni = mer orientale (Morte) ; hayyam ha’aḥaron = mer occidentale (Méditerranée).
Higdil la‘asot est répété de 2,20 à 2,21 avec changement de sujet : l’ennemi puis YHWH.
Ḥaylam, « leur force », désigne ici la productivité / rendement du figuier et de la vigne.
Moreh / malqosh : pluie précoce d’automne et pluie tardive de printemps. Litsdaqah, « selon / pour la justice », reste sémantiquement discuté.
Hashiqu : déborder / couler abondamment.
Weshillamti : restituer / compenser. Les quatre termes reprennent 1,4 dans un ordre différent.
’Akhol wesavoa‘ : infinitif + état, « manger à satiété ». Le refrain de non-honte se poursuit au v. 27.
We’en ‘od : « il n’y en a pas d’autre », confession d’unicité divine.