Isaïe
IntroductionIsaïe 58
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Le prophète doit crier sans retenue et dénoncer clairement les fautes du peuple.
Le problème est paradoxal : ils cherchent Dieu chaque jour et veulent connaître ses voies comme s’ils pratiquaient réellement la justice.
Ils demandent pourquoi leur jeûne n’est pas remarqué, alors qu’au même moment ils continuent leurs affaires et pressent leurs travailleurs.
Un jeûne accompagné de querelles, de violence et d’oppression ne peut pas rendre la prière plus audible.
Courber la tête, porter le sac et la cendre ne suffit donc pas à définir un jeûne agréable à Dieu.
Le jeûne que Dieu choisit produit une libération réelle : défaire les liens injustes, briser les jougs et remettre libres ceux qui sont écrasés.
Il consiste aussi à partager le pain avec celui qui a faim, accueillir le sans-abri, vêtir celui qui manque et ne pas se détourner de sa propre humanité.
Alors la lumière peut jaillir comme l’aurore, la guérison progresser rapidement et la gloire du SEIGNEUR accompagner la marche.
Alors le cri reçoit une réponse : « Me voici », si le joug, l’accusation et la parole mauvaise disparaissent.
Si tu te dépenses réellement pour l’affamé et l’affligé, ta lumière se lèvera jusque dans l’obscurité.
Le SEIGNEUR te conduira, te fortifiera dans les lieux secs et fera de toi comme un jardin bien irrigué.
Les tiens rebâtiront les anciennes ruines, et l’on t’appellera réparateur de brèche et restaurateur de chemins habitables.
Le sabbat doit lui aussi cesser d’être absorbé par les affaires personnelles et devenir un jour honoré et reçu comme délice.
Alors le peuple trouvera sa joie dans le SEIGNEUR et recevra de nouveau l’héritage de Jacob.