Isaïe
IntroductionIsaïe 59
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
La main du SEIGNEUR n’est pas devenue trop courte pour sauver et son oreille n’est pas devenue incapable d’entendre.
La séparation vient des fautes du peuple, qui ont caché le visage de Dieu.
Les mains sont souillées par le sang, et les lèvres par le mensonge et l’injustice.
Le droit est abandonné : on se confie dans le vide, on conçoit le mal et l’on enfante la violence.
Les œuvres produites sont comparées à des œufs de vipère et à des toiles d’araignée : dangereuses et incapables de couvrir.
Ces œuvres ne peuvent devenir une véritable protection, car elles sont elles-mêmes tissées de mal.
Les pieds courent vers le mal et vers le sang innocent ; les routes se remplissent de dévastation.
Ils ne connaissent donc pas le chemin de la paix et ont rendu leurs sentiers tortueux.
C’est pourquoi le peuple reconnaît que le droit reste loin de lui : il attend la lumière mais marche dans l’obscurité.
Il tâtonne comme un aveugle en plein midi et trébuche comme s’il faisait nuit.
Il gémit, espère le droit et le salut, mais les trouve encore éloignés.
La confession devient explicite : les révoltes sont nombreuses et les péchés témoignent contre eux.
Ils reconnaissent rébellion, mensonge, oppression et éloignement de Dieu.
Dans la société même, le droit recule, la justice reste loin et la vérité trébuche sur la place publique.
Celui qui essaie de se détourner du mal devient même une proie ; le SEIGNEUR voit l’absence de droit.
Ne trouvant aucun médiateur humain capable de rétablir la situation, Dieu intervient lui-même par son propre bras.
Il est figuré comme un guerrier revêtu de justice, de salut, de zèle et de jugement.
Il rendra à chacun selon ses actes, y compris aux adversaires et aux nations lointaines.
Son nom sera reconnu d’un horizon à l’autre lorsqu’il viendra avec puissance.
Un rédempteur viendra pour Sion et pour ceux de Jacob qui reviennent de leur révolte.
L’alliance est formulée ainsi : l’esprit de Dieu et sa parole ne quitteront pas le peuple ni sa descendance, de génération en génération.