Isaïe
IntroductionIsaïe 41
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Les îles et les peuples sont convoqués comme dans un tribunal : qu’ils s’approchent et présentent leur cause.
Qui a suscité depuis l’Orient le conquérant qui soumet les nations et les rois ?
Il les poursuit et avance par des chemins jusque-là inconnus pour lui.
La réponse divine est que le SEIGNEUR appelle les générations depuis le commencement : il est le premier et demeure avec les derniers.
Les régions lointaines voient ce mouvement et tremblent.
Les hommes s’encouragent mutuellement.
Mais leur courage sert notamment à fabriquer et consolider une idole qui, sans clous, ne tiendrait même pas debout.
Israël, au contraire, est appelé « mon serviteur », Jacob choisi, descendance d’Abraham appelé ami de Dieu.
Dieu affirme l’avoir saisi jusque depuis les extrémités de la terre et ne pas l’avoir rejeté.
« Ne crains pas : je suis avec toi. Je t’affermis, je t’aide et je te soutiens. »
Ceux qui s’enflamment contre Israël seront finalement confondus et disparaîtront.
Même ceux qu’il cherche ensuite comme adversaires ne seront plus trouvés.
La raison de cette confiance est simple : le SEIGNEUR saisit lui-même la main de son peuple et lui dit de ne pas craindre.
Même Jacob réduit à la faiblesse la plus extrême peut entendre : « Je viens à ton aide ; ton rédempteur est le Saint d’Israël. »
Le peuple faible est alors figuré comme un instrument de battage neuf capable de broyer des montagnes.
Le vent emportera ce qui s’opposait à lui, tandis qu’Israël se réjouira dans le Saint d’Israël.
Les pauvres et les indigents qui cherchent de l’eau ne seront pas abandonnés ; le SEIGNEUR leur répondra.
Des rivières apparaîtront sur les hauteurs et le désert deviendra un lieu d’eau.
Des arbres variés pousseront là où rien ne poussait.
Cette transformation permettra de reconnaître que la main du SEIGNEUR l’a accomplie.
Le procès reprend alors : les divinités rivales sont invitées à présenter leurs arguments.
Qu’elles expliquent le passé ou annoncent clairement ce qui va venir.
Qu’elles fassent au moins quelque chose, en bien ou en mal, qui puisse démontrer leur puissance.
Mais le verdict tombe : elles ne sont rien, leurs œuvres sont néant, et celui qui les choisit embrasse une illusion.
Dieu, lui, affirme susciter réellement un conquérant venu du nord et de l’Orient qui foule les gouverneurs comme le potier travaille l’argile.
Aucune idole n’avait annoncé correctement ces événements à l’avance.
Le SEIGNEUR, lui, avait donné à Sion la première annonce et envoyé à Jérusalem un messager de bonne nouvelle.
Parmi les autres puissances supposées divines, personne ne peut répondre lorsqu’on l’interroge.
Elles ne sont que vent et vide, avec des œuvres sans consistance.