Isaïe
IntroductionIsaïe 4
Analyse du texte source · restitution Philologique
« Que ton nom soit appelé sur nous » exprime l’appartenance matrimoniale. ’Esoph ḥerpatenu, litt. « rassemble/enlève notre honte », renvoie ici au déshonneur social du célibat ou de l’absence de descendance dans ce contexte ancien.
Tsemaḥ YHWH signifie litt. « pousse/germe du SEIGNEUR ». Dans ce parallélisme avec peri ha’arets, « fruit de la terre », une lecture végétale de restauration est naturelle, même si le terme recevra ailleurs des développements royaux.
Nish’ar et notar sont deux participes du vocabulaire du reste/survivant. Kol hakkatuv laḥayyim signifie « tout celui qui est écrit/inscrit pour la vie ».
Tso’at est un terme fort, « saleté/excrément », plus cru que « souillure ». Demei Yerushalayim, « les sangs de Jérusalem », renvoie aux violences. Ruaḥ mishpat / ruaḥ ba‘er forme une paire : souffle/esprit de jugement et de brûlure/consumation.
Makhon est emplacement/site établi ; miqra’eha, ses convocations/assemblées. Ḥuppah est une couverture ou dais protecteur. Les images nuée-feu rappellent explicitement le vocabulaire de l’Exode.
Sukkah désigne un abri/hutte. Maḥseh et mistor forment une paire de protection : refuge et lieu caché. Zerem est une pluie violente/averse.