Isaïe 30

Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase

Malheur aux fils rebelles qui élaborent des projets et concluent des alliances sans chercher l’esprit ni la parole du SEIGNEUR.

Ils descendent en Égypte pour chercher protection auprès du Pharaon sans consulter Dieu.

Mais cette force égyptienne deviendra pour eux une honte plutôt qu’un refuge.

Leurs diplomates arrivent jusqu’aux grandes villes d’Égypte.

Toute cette mission finira pourtant dans le déshonneur parce que l’Égypte ne peut offrir le secours attendu.

Des caravanes traversent même le Néguev dangereux, chargées de richesses et de présents destinés à une puissance qui ne leur sera d’aucun profit.

L’Égypte reçoit le surnom ironique de « Rahab qui reste immobile » : grande puissance en apparence, incapable d’aider.

Isaïe doit écrire ce message afin qu’il demeure comme témoignage durable.

Le peuple est décrit comme rebelle et refusant d’écouter l’instruction du SEIGNEUR.

Il préfère demander aux prophètes des paroles agréables et des visions rassurantes plutôt que la vérité.

Il voudrait même que le « Saint d’Israël » disparaisse de son horizon.

Parce qu’il rejette cette parole et préfère placer sa confiance dans l’oppression et la perversité,

sa faute devient comme une fissure invisible dans un grand mur, prête à provoquer un effondrement soudain.

La chute sera si complète qu’il ne restera même pas un morceau assez grand pour servir aux usages ordinaires.

Pourtant la voie du salut était simple : retour, repos, calme et confiance. Mais le peuple n’en a pas voulu.

Il a préféré la vitesse des chevaux ; il devra donc fuir devant des poursuivants encore plus rapides.

La panique sera telle qu’un petit nombre suffira à faire fuir une multitude.

Et malgré cela, le SEIGNEUR attend encore pour faire grâce, parce qu’il reste un Dieu de justice ; heureux ceux qui l’attendent.

Le peuple de Sion ne pleurera pas pour toujours : Dieu entendra son cri et lui répondra.

Même si détresse et oppression ont été nourriture quotidienne, celui qui instruit son peuple ne restera plus caché.

Une voix indiquera le chemin à suivre lorsqu’on risque de s’écarter à droite ou à gauche.

Alors les idoles recouvertes d’argent et d’or seront rejetées comme des choses souillées.

Dieu donnera de nouveau la pluie, des récoltes abondantes et de vastes pâturages.

Même les animaux de travail recevront une nourriture abondante et préparée avec soin.

Des eaux couleront sur les hauteurs au jour où tomberont les tours de puissance.

Le poème imagine même une lumière multipliée lorsque le SEIGNEUR pansera les blessures de son peuple.

Puis le nom du SEIGNEUR est décrit comme venant de loin dans une colère brûlante.

Son souffle ressemble à une crue qui monte jusqu’au cou et secoue les nations comme dans un crible.

Pour le peuple, cette intervention sera accompagnée de chant et de joie comme lors d’une fête sacrée.

La voix du SEIGNEUR se fera entendre dans le feu, la tempête et la grêle.

L’Assyrie sera terrifiée et frappée par cette voix.

Chaque coup porté contre elle sera accompagné comme d’une célébration de délivrance.

Topheth devient alors image du jugement préparé depuis longtemps pour le roi, un feu attisé par le souffle du SEIGNEUR.

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