Isaïe
IntroductionIsaïe 15
Analyse du texte source · restitution Philologique
Oracle sur Moab. ⏎ En une nuit, Ar de Moab est dévastée, réduite au silence ; ⏎ en une nuit, Qir de Moab est dévastée, réduite au silence.
On monte au temple et à Dibon, aux hauts lieux, pour pleurer ; ⏎ sur Nébo et sur Médeba, Moab hurle. ⏎ Sur toutes les têtes, la calvitie ; ⏎ toute barbe est coupée.
Dans ses rues, on revêt le sac ; ⏎ sur ses toits et sur ses places, tout le monde hurle, ⏎ descendant en pleurs.
Heshbon et Éléalé crient ; ⏎ jusqu’à Yahats leur voix se fait entendre. ⏎ C’est pourquoi les guerriers de Moab poussent des cris ; ⏎ son âme tremble pour lui.
‘Eglat shelishiyyah est obscur : soit toponyme, soit expression « génisse de trois ans ». La traduction garde le nom propre afin de ne pas trancher sans nécessité.
Les eaux de Nimrim sont devenues désolation : ⏎ l’herbe est desséchée, le gazon a disparu, ⏎ plus aucune verdure.
C’est pourquoi ils emportent ⏎ ce qu’ils ont épargné et leurs réserves ⏎ au-delà du torrent des Saules.
Car le cri a fait le tour de la frontière de Moab ; ⏎ jusqu’à Églaïm monte son hurlement, ⏎ jusqu’à Beer-Élim son hurlement.
Dimon/dam produit probablement un jeu sonore. ’Aryeh, « lion », peut être littéral ou image du dernier prédateur militaire ; le texte ne précise pas.