Isaïe 13

Analyse du texte source · restitution Philologique

Massa’ peut signifier charge, oracle ou proclamation, souvent menaçante dans ces titres. Ḥazah est le verbe de vision prophétique.

Har nishpeh désigne probablement une hauteur nue/dénudée. Petiḥei nedivim est litt. « portes des nobles/princes ».

Mequddashai signifie « ceux que j’ai consacrés/mis à part ». L’usage est fonctionnel : ils sont dédiés à l’action de jugement.

Mephaqqed peut signifier recenser, inspecter ou passer en revue. Tsava milḥamah est une armée destinée au combat.

Kele za‘mo : « instruments/objets de son indignation ». Ha’arets peut désigner la terre entière ou le pays selon l’échelle rhétorique.

Keshod mi-Shaddai rapproche phonétiquement shod, « dévastation », et Shaddai, titre divin traditionnellement rendu « Tout-Puissant/Puissant ».

Tirpeynah vient de r-p-h, « se relâcher/faiblir ». Yimmas, « fondra », applique au cœur une image de liquéfaction sous la terreur.

Tsirim waḥavalim est le vocabulaire des douleurs de l’enfantement. Penei lehavim est une expression dense : « visages de flammes / enflammés ».

’Akhzari, « cruel », qualifie le jour. Ha’arets garde l’ambiguïté pays/terre ; la portée s’élargit dans les vv.10–13.

Kesilehem est pluriel de kesil, terme pouvant désigner Orion ou, plus largement, de grandes constellations. L’image est cosmique, non astronomique au sens scientifique moderne.

Paqad ‘al signifie « visiter/demander compte/punir ». Tevel est le monde habité ; ‘aritsim, des puissants violents/tyrans.

’Oqir signifie rendre rare/précieux. Paz et ketem ’Ofir sont deux expressions d’or de grande qualité.

Ragaz et ra‘ash forment deux verbes de tremblement. Mimmeqomah : « de sa place », image de déstabilisation cosmique.

Tsvi muddaḥ : gazelle repoussée/chassée. Le verset prépare la violence exercée sur ceux qui ne pourront fuir.

Nispeh peut signifier rassemblé, pris ou entraîné avec les autres ; le parallélisme indique ici la capture suivie de mort.

Yeruttashu signifie fracasser/écraser. Le qere traditionnel de tishakabnah exprime l’acte sexuel subi dans un contexte de conquête ; « violées » rend explicitement la violence du contexte.

Madai désigne les Mèdes. Lo yaḥshovu kesef signifie qu’ils ne « comptent/considèrent » pas l’argent comme motif suffisant.

Peri-beten, « fruit du ventre », désigne la progéniture. Taḥus ‘einam est l’idiome « leur œil n’aura pas pitié ».

Mahpekat Elohim est litt. « renversement de Dieu ». Tsvi mamlakhot et tif’eret ge’on expriment prestige et orgueil royal.

‘Aravi peut désigner un Arabe ou nomade du désert. Yahel signifie dresser une tente/camper.

Tsiyyim, ’oḥim et se‘irim sont des termes difficiles. Se‘irim signifie litt. « boucs/velus » et peut recevoir ailleurs une coloration démonique ; ici la traduction reste zoologiquement prudente.

’Iyyim est un nom animal difficile, souvent rendu hyènes/chacals ; tannim désigne des chacals ou créatures du désert. Le texte clôt sur le temps fixé de Babylone.

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